UNE EXPERTISE INDÉPENDANTE
DANS LE DÉBAT SUR
LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

À LA UNE
GLOBAL-CHANCE

Déchiffrer l’énergie

« Indispensable pour prendre part aux débats actuels sur la transition énergétique »

« Mon ambition est de permettre à des étudiants et à leurs professeurs, et plus généralement à nos concitoyens, de rassembler les éléments et les outils dont ils ont besoin pour se forger les idées, comprendre l’actualité, analyser les politiques publiques, proposer des initiatives nouvelles, bref devenir pleinement acteurs et non plus simples spectateurs d’une transition énergétique indispensable. »

« Pour expliciter l’esprit de ma démarche, j’emploierais volontiers une parabole culinaire. Je n’ai pas tenté, comme on peut le faire en cuisine, de décrire des recettes ou de proposer des plats cuisinés, mais bien plutôt de faire visiter en détail cette cuisine, de présenter et expliquer la fonction et les modes d’usage des principaux outils qu’on peut y trouver, de montrer la diversité, la valeur nutritive, les effets pervers éventuels pour la santé des différents produits alimentaires du marché, et la palette des façons de les conserver et de les préparer, pour une alimentation saine, équilibrée, diversifiée et bon marché. »

Benjamin Dessus


Page publiée en ligne le 16 mars 2015
Mises à jour successives :
• 18/03/2015 : Extraits en téléchargement
• 20/02/2016 : Webmaster’s Special Tribute

Déchiffrer l’énergie, Benjamin Dessus
Ed. Belin, 10/2014, 384 pages, 29.90€

« Indispensable pour tous ceux qui veulent prendre part en citoyen averti aux débats actuels sur la transition énergétique. »


Sur cette page :

L’ouvrage (présentation éditeur)

L’auteur : Benjamin Dessus, président de Global Chance

Table des matières (et introductions des différentes parties)

Introduction : « L’énergie, au centre du débat sur l’avenir de l’humanité »

Conclusion : « La transition énergétique au service de tous est à notre portée dès aujourd’hui »

Revue de presse (France Culture, Le journal de l’environnement, Alternatives Économiques, Politis, Natures Sciences Sociétés...)

À voir également sur le site de Global Chance (dossiers et documents)

Webmaster’s Special Tribute (Stricly Roots !)


L’OUVRAGE : « DÉCHIFFRER L’ÉNERGIE »
(présentation éditeur)

« Déchiffrer pour s’y retrouver dans l’avalanche de chiffres et de données et comprendre la transition énergétique »

« Déchiffrer l’énergie » explore le débat sur l’énergie avec une approche originale qui consiste à accorder autant d’importance à la question de la maîtrise de la demande qu’à celle de l’offre d’énergie.

Une approche en quatre étapes :

• Donner au lecteur les clefs de compréhension du « système énergétique », depuis les besoins élémentaires d’une société (se chauffer, se déplacer, s’éclairer) jusqu’aux produits livrés aux consommateurs (électricité, gaz, fioul, etc.) à partir des ressources naturelles.

• Analyser la dimension « offre d’énergie » en décrivant l’état des réserves fossiles (pétrole, gaz, charbon) et fissiles (uranium) et les potentiels d’énergies renouvelables (solaire, éolien, etc.), en expliquant les grandes filières énergétiques et en comparant les rendements de leur transformation et l’impact de leur exploitation sur l’environnement.

• Aborder les questions économiques, au cœur de la gestion et de l’optimisation du système énergétique, en proposant d’harmoniser les méthodes de comparaison des coûts d’un produit énergétique et en tenant compte des coûts et bénéfices environnementaux des différentes filières de production ou d’économie d’énergie.

• Éclairer l’avenir énergétique en retraçant l’histoire des scénarios de prospective des trente dernières années et les enseignements à en tirer pour comprendre les conditions d’une bonne transition énergétique.

Ce livre offre une synthèse unique, richement illustrée de graphes et schémas explicatifs. De plus, la comparaison entre pays apporte un éclairage essentiel sur les choix de la France en matière énergétique.

(source : quatrième de couverture)

(haut de page)

L’AUTEUR : BENJAMIN DESSUS
président de l’association global chance

Ci-dessous :
Présentation par l’éditeur
Interview vidéo réalisé par Mediapart

Benjamin Dessus, président de l'association Global Chance

Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, président de Global Chance

Ingénieur et économiste, Benjamin Dessus a occupé pendant une vingtaine d’années des postes de direction, d’abord à l’Agence française de maîtrise de l’énergie (AFME), puis au CNRS où il a animé plusieurs programmes interdisciplinaires de recherche sur l’énergie, les matières premières et l’environnement. Il a présidé pendant 8 ans le conseil scientifique du Fonds français pour l’environnement mondial. Il est coauteur d’un rapport au premier ministre Lionel Jospin, Étude économique prospective de la filière électronucléaire, avec Jean-Michel Charpin (Commissaire au Plan) et René Pellat (Haut commissaire au CEA). Il est actuellement président de l’association Global Chance. Il est auteur de nombreux ouvrages, le dernier en date étant « Sortir du nucléaire. Pourquoi et comment ? », avec Bernard Laponche (Le Seuil 2012).

(source : quatrième de couverture)

(haut de page)

Benjamin Dessus : l’énergie souffre d’« une centralisation considérable »

Sur l’énergie, les réformes ne changent rien aux fondamentaux du système français : centralisé, focalisé sur le nucléaire et obsédé par la production. L’économiste Benjamin Dessus, qui publie Déchiffrer l’énergie, décrypte les limites de la transition à la française alors que démarre la Conférence environnementale ce jeudi.

Benjamin Dessus, Mediapart, mercredi 26 novembre 2014, propos recueillis par Jade Lindgaard

(haut de page)

TABLE DES MATIÈRES

(encadré = plus d’information au survol)

Introduction (à lire ici)
• De quel débat parle-t-on ?
• Une démarche ascendante

Partie 1
DES BESOINS DE DÉVELOPPEMENT D’UNE SOCIÉTÉ
AU BILAN ÉNERGÉTIQUE D’UN PAYS

• Chapitre 1 : Les besoins d’énergie
• Chapitre 2 : De l’énergie utile à l’énergie finale : les services énergétiques
• Chapitre 3 : De l’énergie finale à l’énergie « primaire »
• Chapitre 4 : Déchiffrer un bilan énergétique
• Chapitre 5 : Les chiffres-clés de la demande énergétique

Partie 2
L’OFFRE D’ÉNERGIE, LES FILIÈRES ÉNERGÉTIQUES
ET LES QUESTIONS D’ENVIRONNEMENT

• Chapitre 6 : Des ressources énergétiques aux caractéristiques contrastées
• Chapitre 7 : Ressources, réserves fossiles et fissiles, potentiels d’énergies renouvelables
• Chapitre 8 : Les filières de production d’énergie finale
• Chapitre 9 : Gros plan sur la production d’électricité (hors nucléaire)
• Chapitre 10 : La production d’électricité d’origine nucléaire
• Chapitre 11 : Le transport et la distribution de l’électricité
• Chapitre 12 : Stockage et déstockage des produits énergétiques
• Chapitre 13 : Les questions d’environnement

Partie 3
L’ÉCONOMIE DES SYSTÈMES ÉNERGÉTIQUES

• Chapitre 14 : Les prix et les coûts : de qui parle-t-on ?
• Chapitre 15 : La face cachée des coûts
• Chapitre 16 : Du coût des énergies à la facture énergétiques
• Chapitre 17 : Les instruments régaliens et économiques d’une politique de l’énergie

Partie 4
PROSPECTIVE ET TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

• Chapitre 18 : Du productivisme à la transition énergétique
• Conclusion (à lire ici)

En téléchargement :
Introductions des 4 parties, introductions et résumés des 18 chapitres [fichier pdf, 270 Ko]

Nota bene : il est possible de visionner les 22 premières pages sur le catalogue interactif de Belin.

(haut de page)

INTRODUCTION
« l’énergie, au centre du débat sur l’avenir de l’humanité »

Précarité énergétique, prix du baril de pétrole, transition énergétique, coût du nucléaire, tonne équivalent pétrole, gaz de schiste, pic de production pétrolière, déchets nucléaires, indépendance énergétique, réchauffement climatique, Mox, prolifération, millisieverts, coût du kWh, économies d’énergie, intensité énergétique de l’économie, ressources et réserves prouvées, intermittence et stockage de l’énergie, fossiles et renouvelables, sobriété énergétique, éoliennes offshore… Tous les jours, dans les journaux, à la télévision ou à la radio, au moment de régler nos factures, nous sommes confrontés à une foule de concepts, de termes et d’unités complexes que nous maîtrisons souvent mal.

Ils sont censés pourtant nous expliquer et justifier des choix contrastés, au service de visions stratégiques divergentes quant au développement de notre pays et du monde qui nous entoure. Car l’énergie est bien au centre du débat sur l’avenir de l’humanité, avec comme constats majeurs :
• les immenses besoins de développement des sociétés les moins favorisées dont la population continue à croître ;
• la précarité énergétique qui se développe dans les sociétés industrielles ;
• la raréfaction attendue des ressources énergétiques fossiles les plus faciles d’accès, accumulées pendant des millions d’années ;
• les dégâts environnementaux actuels et futurs qu’entraîne l’usage intensif de ces ressources au point de modifier dangereusement les conditions climatiques de notre planète ;
• les risques majeurs inhérents à certaines des technologies énergétiques utilisées ou proposées.

En moins de deux siècles, le recours aux énergies fossiles a complètement bouleversé le sort de l’Homme, en premier lieu dans les régions où s’est produite la révolution industrielle. Pour en prendre conscience, il suffit de quelques chiffres : avec une lampe fluorescente de 8 watts, on procure une quantité de lumière mille fois plus importante qu’avec une bougie, avec un litre de pétrole dans un moteur, on produit autant de travail qu’un homme en pleine forme en une grosse semaine. Cette révolution industrielle a induit une explosion de la productivité du travail et, par là, de la richesse, avec toutes les conséquences heureuses que l’on connaît sur l’éducation, la santé, la longévité. Mais elle s’est également accompagnée d’une ponction toujours plus forte des ressources les plus faciles à trouver et à domestiquer, le charbon, puis le pétrole et le gaz naturel, toutes ressources qui, bien que considérables, n’existent pas moins en quantités limitées sur la planète. Pendant ce temps, dans les pays les moins développés, c’est la ressource renouvelable traditionnelle d’énergie, le bois qui, sous la pression des besoins d’une population en forte croissance, perd son caractère renouvelable et vient à manquer.

Alors qu’elle était restée marginale pendant des millénaires, l’empreinte de l’Homme sur la planète est devenue significative, d’abord localement, sur quelques territoires, puis au niveau régional, enfin au niveau planétaire. Les atteintes au climat et à la biodiversité en sont une illustration.

Les cinquante années qui viennent cumulent donc les défis et les dangers : une population mondiale encore en croissance, au moins jusqu’au milieu du siècle, des inégalités considérables de développement à combler entre sociétés riches et sociétés en développement et à l’intérieur même des sociétés, une empreinte rapidement croissante sur la planète qui risque de se traduire par des dégâts irréversibles sur notre environnement et d’entraver le développement.

De quel débat parle-t-on ?

Le plus souvent malheureusement, le débat ne porte que sur la nature, la disponibilité, les coûts et les effets pervers des différentes sources d’énergie censées, aujourd’hui et demain, permettre de satisfaire les besoins d’énergie des différentes sociétés qui habitent notre planète. La France opte pour le nucléaire, l’Allemagne pour les renouvelables, les Chinois pour le charbon…

Mais ne débattre que de l’offre d’énergie revient à supposer que les besoins d’énergie sont pratiquement indépendants des sources d’énergie censées les satisfaire. Ils seraient en effet définis et pratiquement imposés par le niveau de vie moyen des individus d’une société : « Dites-moi combien vous gagnez, je vous dirai combien vous consommez ».

Certes les protagonistes du débat admettent que, par des mesures techniques appropriées, on pourrait raboter quelque peu les consommations d’énergie à satisfaire, ce que l’on appelle « les économies d’énergie » ou l’efficacité énergétique. Mais parler d’« économie d’énergie », c’est à la fois admettre comme acquise une référence de consommation liée à l’état de développement économique et la marginalité de cette action potentielle.

Si les besoins d’énergie sont considérés comme intrinsèquement liées (aux économies marginales près) au niveau de vie d’une population, le débat se concentre alors logiquement sur l’offre des produits énergétiques censés les satisfaire :
• comment fournir ces produits dans les meilleures conditions économiques, sociales et environnementales aux habitants d’une société à partir des ressources de la nature : en puisant dans le stock de ressources de la croûte terrestre (les énergies fossiles ou fissiles) ? en captant les flux d’énergie qui atteignent la surface terrestre depuis l’espace ou le centre de la Terre ?
• comment anticiper les quantités nécessaires de ressources à extraire, capter, transformer, transporter pour satisfaire les besoins futurs des sociétés en fonction de leur croissance démographique et de leurs aspirations de niveau de vie ?
• comment assurer la sécurité de ces différentes approvisionnements ?
• comment éviter au mieux les effets pervers de ces consommations sur l’environnement des consommateurs ou, plus largement, sur les grands équilibres de la planète ?
• comment faire tout cela dans les meilleures conditions économiques et sociales, aussi bien pour les entreprises productrices que pour la collectivité et l’individu ?

Toutes ces questions sont évidemment pertinentes. Néanmoins elles sont loin d’épuisé le sujet. Les termes du débat, aussi séduisants soient-ils, sont en effet tronqués, car ils omettent d’emblée la nature systémique de l’énergie.

Expliquons-nous en partant d’un exemple, les carburants automobiles. Débattre sur la meilleure façon de répondre aux besoins de carburant des sociétés futures, en supposant ces besoins comme indissociables du revenue, c’est oublier que la voiture, telle qu’on l’a connaît, et telle qu’elle est utilisée, est intimement liée au pétrole. La voiture et le pétrole forment un système. Si les premiers véhicules électriques, qui sont apparus dans les années 1920, avaient pu s’équiper de batteries performantes, elles auraient pu conduire à un système de mobilité électricité-voitures très différent de celui que nous connaissons aujourd’hui.

Plus généralement, les système énergétique d’une société est donc constitué de l’ensemble des services requérant de l’énergie (sous différentes formes), qui sont nécessaires à la satisfaction des besoins d’alimentation, de logement, d’éducation, de santé, de culture, de mobilité, de loisirs, etc. de ses membres, et de l’ensemble des modalités par lesquelles ces services sont fournis.

La description d’un système énergétique par l’explicitation des connexions et des flux qui s’établissent entre les ressources énergétiques dont peut disposer cette société et les produits énergétiques qui parviennent aux individus ou aux diverses organisations d’une société est donc très réductrice. C’est bien plus largement l’explicitation de l’ensemble des liaisons qui s’établissent entre les besoins de services requérant de l’énergie d’une société et les ressources énergétiques dont peut disposer cette société.

Ces besoins ne sont pas directement des besoins d’énergie. Mais leur satisfaction exige bien souvent la mise en œuvre d’infrastructures, d’outils et d’appareils consommateurs d’énergie sous différentes formes, chaleur, énergie mécanique, etc., et mobilisent des « produits énergétiques » (carburants, combustibles, électricité).

La diversité des modes de satisfaction possibles de nos besoins de transport, de confort domestique, etc., en fonction des infrastructures qui nous entourent, de nos modes de vie et de production, de notre organisation sociale, se traduit de fait par une très grande diversité de situations de consommation d’énergie pour des niveaux de revenu comparables : un habitant des États-Unis consomme en moyenne 1,77 fois plus qu’un Français, lui-même consommant 7% de plus qu’un Japonais.

Les produits énergétiques sont quant à eux le résultat de transformations de différentes ressources énergétiques naturelles.

Enfin, les ressources énergétiques sont elles-mêmes nombreuses, présentent des caractéristiques très diverses et sont soumises à une série de contraintes : contraintes physiques concernant leur nature (flux ou stocks), contraintes de localisation, contraintes techniques de récolte, de transformation et de transport de ces ressources pour en faire des produits énergétiques utilisables, contraintes environnementales (risques d’accident, de pollution, déchets, émissions de gaz à effet de serre, radioactivité, etc.).

Une démarche ascendante

Pour s’y retrouver dans ce maquis complexe, cet ouvrage propose une démarche ascendante, depuis les besoins fondamentaux de la société jusqu’aux ressources énergétiques primaires fournies par la nature, en explicitant chacune des étapes.

Dans la première partie de ce livre (« Des besoins de développement d’une société au bilan énergétique d’un pays », p. 9), je décris la nature et la quantité des besoins de services rendus par l’énergie à une société avant de remonter par un processus itératif à l’analyse de la nature e de la quantité de produits énergétiques nécessaires à leur satisfaction et enfin à celle des ressources énergétiques à mobiliser pour mettre à disposition ces produits. Les étapes qui conduisent d’un service énergétique aux ressources primaires étant ainsi explicités, je décris la façon dont notre pays consomme annuellement les produits énergétiques finaux que les producteurs d’énergie mettent à disposition des divers usagers, par produit et par secteur économique. La lecture détaillée du bilan énergétique de notre pays permet de synthétiser cette description sous forme d’un tableau matriciel.

La seconde partie de l’ouvrage (« L’offre d’énergie, les filières énergétiques et les questions d’environnement », p. 95) s’intéresse à l’amont du système énergétique. Ce sont les filières de production qui conduisent des ressources primaires d’énergie aux différents produits énergétiques finaux : caractéristiques physiques principales et description des différentes ressources fossiles, fissiles et renouvelables, description des principales filières de production des produits énergétiques finaux, combustibles, carburants, électricité, chaleur directe, avec une attention particulière pour les filières de production d’électricité. J’aborde enfin en détail dans cette seconde partie les questions d’environnement local, régional et global que suscite le recours à ces différentes filières énergétiques : principales sources de pollution atmosphériques liées à l’énergie, liens entre énergie et réchauffement climatique, rôle des différents gaz à effet de serre émis par les différentes filières, analyse quantitative des émissions de ces différents gaz pour chacune des grandes filières de production des produits énergétiques finaux.

Dans la troisième partie de cet ouvrage (« L’économie des systèmes énergétiques », p. 241), je tente d’apporter un éclairage sur un certain nombre de questions économiques et sociales, qui sont au cœur de la gestion et de l’optimisation des systèmes énergétiques. L’essentiel de mon propos est d’exposer au lecteur une méthode de calcul de coût qui puisse servir de base commune d’analyse de la production et de l’économie d’un produit énergétique déterminé et d’en donner de nombreux exemples concrets. Cette analyse est complétée par la description des coûts et bénéfices externes et des méthodes de prise en compte de ces coûts et de ces bénéfices cachés. Je montre ensuite comment l’ensemble de ces outils peut être mobilisé pour l’optimisation d’un système énergétique. Je complète cette analyse par une description et une comparaison des différents instruments économiques auxquels les pouvoirs publics peuvent faire appel pour impulser des politiques énergétiques, en insistant sur leurs efficacités, leurs domaines d’application privilégiés, leurs défauts et leurs complémentarités.

La quatrième partie de ce livre (« Prospective et transition énergétique », p. 319) retrace l’évolution des concepts et des préoccupations qui sont à l’origine des scénarios de prospective énergétiques mondiaux ou nationaux des trente dernières années pour aboutir aujourd’hui à la notion de « transition énergétique » avec les différentes interprétations qui en sont faites par les différents acteurs de l’économie.

Pour expliciter l’esprit de ma démarche, j’emploierais volontiers une parabole culinaire. Je n’ai pas tenté, comme on peut le faire en cuisine, de décrire des recettes ou de proposer des plats cuisinés, mais bien plutôt de faire visiter en détail cette cuisine, de présenter et expliquer la fonction et les modes d’usage des principaux outils qu’on peut y trouver, de montrer la diversité, la valeur nutritive, les effets pervers éventuels pour la santé des différents produits alimentaires du marché, et la palette des façons de les conserver et de les préparer, pour une alimentation saine, équilibrée, diversifiée et bon marché.

Mon ambition est de permettre à des étudiants et à leurs professeurs, et plus généralement à nos concitoyens, de rassembler les éléments et les outils dont ils ont besoin pour se forger les idées, comprendre l’actualité, analyser les politiques publiques, proposer des initiatives nouvelles, bref devenir pleinement acteurs et non plus simples spectateurs d’une transition énergétique indispensable.

Benjamin Dessus

(haut de page)

CONCLUSION
« la transition énergétique au service de tous est à notre portée dès aujourd’hui. elle ne dépend pas tant de miracles scientifiques et techniques que de notre volonté individuelle et collective. »

En ce début 2014 où j’écris ces lignes de conclusion, l’actualité récente confirme la situation paradoxale dans laquelle nous sommes.
Tout d’abord, le diagnostic du caractère indispensable de la transition énergétique est de plus en plus clair. Ensuite, les priorités et les difficultés de mise en œuvre et des bénéfices d’une telle transition pour l’humanité sont de mieux en mieux partagées.
Toutefois, les pouvoirs publics semblent apparemment tétanisés face aux initiatives à prendre pour engager cette transition. Enfin, il faut noter l’émergence d’un grand nombre d’initiatives et d’expériences engagées avec succès par la société civile au nom de cette transition énergétique.

Le diagnostic est chaque jour plus clair et plus sombre

Les climatologues ont maintenant la certitude de l’importance de l’influence des émissions anthropiques de gaz à effet de serre sur l’évolution du climat. Sans changement majeur des politiques énergétiques actuelles, responsables d’une grande part des émissions de deux d’entre eux, le dioxyde de carbone et le méthane, le rythme actuel d’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère conduira à une augmentation de la température terrestre de plus de 2°C en 2050 et potentiellement de 5°C à 6°C en 2100, avec des conséquences majeures pour la survie d’une grande partie de la population mondiale. Il faut donc impérativement réduire fortement les émissions liées aux consommations d’énergie fossile, d’autant que la population mondiale va augmenter encore de plusieurs milliards d’ici à la fin du siècle.

Dans le même temps, la catastrophe de Fukushima nous a permis de prendre conscience des dangers d’une généralisation de l’emploi de l’énergie nucléaire parfois présentée comme une contribution potentielle importante à la solution du problème climatique. Même les pays qu’on considérait jusque-là comme les plus avancés sur le plan technologique et industriel ne sont pas plus que les autres à l’abri d’un accident nucléaire majeur aux conséquences incalculables. Sans compter que l’humanité se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de gérer et même de savoir comment gérer à moyen et long terme l’extrême dangerosité des matières qu’elle a crées de toutes pièces en développant la filière nucléaire, matières qui sont pour plusieurs centaines d’années des milliers de fois plus dangereuses que l’uranium introduit initialement dans les réacteurs.

La transition énergétique vers un système énergétique qui ne repose plus principalement sur l’usage des énergies fossiles et fissiles est donc un impératif.

Comprendre la circulation des flux annuels d’énergie d’un pays, en commençant par leurs usages finaux, pour savoir comment agir !

Pour dégager les marges de manœuvre principales dont nous disposons et engager la transition énergétique indispensable, aussi bien au niveau mondial que dans notre propre pays, et contrairement à la plupart des ouvrages existants qui traitent prioritairement des questions économiques et financières liées au marché de l’offre d’énergie (en considérant la demande énergétique d’une société comme un paramètre rigide), je considère comme essentielle l’analyse de l’ensemble du système énergétique. C’est la raison pour laquelle j’ai consacré une attention particulière aux questions de demande d’énergie généralement négligées :
• quels sont les principaux services énergétiques qui expliquent cette demande d’énergie, par usage et par secteur socioéconomique ?
• pourquoi et comment les consommations énergétiques qui leur sont associées varient en fonction des technologies, de l’organisation des sociétés et des infrastructures dans lesquelles elles se développent ?
• pourquoi des pays connaissant des modes de vie et des situations économiques pourtant voisines affichent-ils des structures de consommation d’énergie aussi diverses, aussi bien quantitativement que qualitativement, et quels enseignements en tirer ?

La demande énergétique ainsi explicitée par secteur et par usage, résumée dans le bas du tableau qui constitue le « bilan énergétique annuel » d’un pays, se traduit en besoins de produits ou vecteurs énergétiques (électricité, chaleur, combustibles, carburants) que le système de production énergétique doit pouvoir assurer à l’ensemble de ses citoyens, de ses entreprises et de ses diverses organisations.

Le haut de même bilan énergétique décrit les flux d’énergie qui s’écoulent annuellement des ressources énergétiques primaires aux produits énergétiques utilisables par la société.

La compréhension physique de ce « haut de bilan » et de son évolution potentielle en fonction de l’état des ressources mondiales d’énergie, de l’évolution des technologies, de leur impact sur l’organisation des territoires et sur l’environnement local ou global est indispensable pour compléter cette description des systèmes énergétiques qu’il devient urgent de modifier. J’y ai donc consacré un long chapitre avec une attention particulière aux questions de production, transport et distribution de l’électricité.

Exprimer les politiques d’offre et de demande énergétiques avec les mêmes outils économiques

Comment, dans ce contexte, optimiser le système énergétique dans le cadre des différentes contraintes qui lui sont imposées : impératif de développement et d’accès pour tous aux services de l’énergie, contraintes sur les ressources, contraintes environnementales, diminution des risques, etc. ?

Comment arbitrer entre les priorités d’action sur l’offre et la demande d’énergie pour engager dans les meilleures conditions la transition souhaitée ?

L’analyse économique peut nous apporter des premiers éléments de réponse à la condition impérative de traiter de façon la plus symétrique possible les conséquences économiques d’actions visant l’offre d’énergie (la mise à disposition d’une unité supplémentaire d’un produit énergétique déterminé) et la demande d’énergie (l’économie de la même unité de produit énergétique).

La méthode de calcul que j’ai choisie, le « coût courant économique », qui permet la comparaison chiffrée et transparente des divers éléments de ces stratégies portant sur l’offre ou la demande d’énergie, montre l’intérêt économique manifeste que peuvent présenter, aussi bien pour les individus que pour la collectivité, des actions d’économie d’énergie, dans des usages très divers, quand on les compare à des actions sur une offre supplémentaire d’énergie. Je l’ai complétée d’une analyse des coûts et bénéfices environnementaux des ces différentes stratégies d’action.

Bien entendu, l’analyse économique, au-delà même de ses imperfections, n’est pas suffisante pour arbitrer les choix. Tout d’abord parce que des questions de nature physique s’imposent à notre analyse que l’économie ne sait pas ou sait mal prendre en compte. La conclusion du débat énergétique national sur la nécessité d’une division par un facteur de l’ordre de deux des consommations finales d’énergie en 2050 pour respecter notre effort de contribution à la maîtrise du réchauffement climatique en est un exemple. Ce ne sont en effet pas d’abord des considérations économiques qui conduisent à éliminer les scénarios les plus dispendieux en énergie finale, mais bien le fait que, malgré leurs efforts pour rendre l’approvisionnement énergétique le plus économe en émissions de CO2, ils ne parviennent pas à la division par 4 de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre considérée comme indispensable en 2050.

Mais aussi, parce que la prise en compte dans le calcul économique d’une longue série de questions, comme le temps long, les risques, la valeur de la vie ou la santé des hommes, repose sur des hypothèses fragiles, fluctuantes et contestables.

Enfin, parce qu’un certain nombre de choix stratégiques engagent des partis pris de nature éthique dont la modélisation économique ma paraît largement utopique et pas forcément souhaitable (par exemple l’enfouissement géologique de déchets nucléaires pour des centaines de milliers d’années ou le stockage en sous-sol de CO2 pour des milliers d’années).

Malgré ses nombreuses limites, l’analyse économique montre à l’évidence que les économies d’énergie, présentées souvent comme une contrainte difficilement supportable par la société, sont au contraire bien souvent des opportunités favorables au pouvoir d’achat des ménages, à la santé des entreprises, à la sécurité énergétique et environnementale comme à l’équilibre financier des nations.

Les images du long terme

Longtemps confinée à une vision purement productiviste centrée sur l’offre d’énergie, la prospective énergétique des instances officielles s’est lentement ouverte aux concepts proposées depuis 30 ans par des pionniers qui insistaient sur la nécessité de prendre en compte à la fois l’analyse de la demande d’énergie et les limites environnementales à ne pas dépasser. Aujourd’hui, la plupart des experts s’entendent pour affirmer la nécessité d’une transition énergétique fondée sur deux piliers intimement liés : la diminution drastique de la demande d’énergie finale et la substitution progressive des énergies fossiles par des énergies renouvelables d’ici 2050.

L’impuissance assumée des pouvoirs publics

Force est de reconnaître que la plupart des gouvernements du monde tergiversent devant les décisions à prendre pour engager la transition énergétique dont ils reconnaissent pourtant la nécessité. Les pouvoirs publics de la plupart des pays industriels, tétanisés par la crise économique, obnubilés par la recherche à tout prix d’une croissance improbable et largement soumis aux lobbies énergétiques et parfois syndicaux, semblent totalement paralysés devant l’idée du changement de paradigme que suppose la transition énergétique. Ils préfèrent donc ignorer les conclusions de ceux des prospectivistes qui ne sont pas liés plus ou moins directement aux industries de l’énergie et se réfugier dans les promesses d’après-demain technologiques enchantées.

C’est globalement le cas en Europe, pourtant considérée généralement comme la plus engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique. Malgré les ambitions affichées par la Communauté européenne pour le marché du CO2 qu’elle a introduit en 2005 pour la grande industrie, le prix du CO2 est tombé en 2013 à une valeur ridicule de moins de 3 euros par tonne, 10 fois inférieure aux valeurs considérées comme minimales pour espérer peser sur les comportements de l’industrie.

Dans un pays comme la France, le tabou nucléaire et la centralisation forcenée qui l’accompagne rendent très improbable tout effort d’économie d’électricité et de développement de l’électricité renouvelable, malgré leur caractère stratégique pour la réussite de la transition. Les objectifs pour 2050 sont ambitieux, mais ils ne sont accompagnés d’aucun calendrier ni d’aucun objectif intermédiaire qui les rendrait crédibles. Le Royaume-Uni se lance dans l’exploitation des gaz de schiste avec pour objectif principal de maintenir l’indépendance énergétique que lui garantissait jusque-là l’exploitation du gaz conventionnel. Seule l’Allemagne, qui ambitionne à la fois la sortie du nucléaire dans moins de 10 ans et le respect du facteur 4 sur ses émissions de gaz à effet de serre en 2050, affiche des objectifs et un calendrier compatibles avec cette ambition. Les États-Unis quant à eux se sont lancés à fond dans l’exploitation des gaz et pétroles de schiste en négligeant totalement l’impact de ce développement sur les émissions de gaz à effet de serre et l’environnement local.

Pour tous ces pays, il semble que l’urgence d’une sortie de crise par la relance de la croissance renvoie aux calendes grecques la question de la transition énergétique, vécue bien plus comme une sorte de supplément d’âme que comme une exigence fondamentale pour la survie de nos sociétés. Les atermoiements et les reculs de la négociation climat en sont la triste illustration. Le Canada et l’Australie renoncent à respecter leurs engagements de réduction d’émissions. La Chine, l’Inde et le Brésil attendent des engagements concrets des pays riches pour en prendre eux-mêmes.

Bref, tout le monde attend que son voisin se décide...

Les raisons d’optimisme

Cette impuissance contraste avec le dynamisme que l’on constate dans la société civile. Au niveau individuel, au niveau collectif local, au niveau associatif et parfois dans les entreprises, se développe dans tous les pays une foison d’initiatives citoyennes qui montrent qu’une partie de la société refuse l’attentisme et la frilosité des pouvoirs publics et décide, sans attendre le confort d’une croissance hypothétique, de devenir elle-même actrice de la transition énergétique au quotidien : Amap, habitats écologiques groupés, coopératives de production d’énergies renouvelables, groupements d’achats de matériels économes en énergie, systèmes associatifs de financement de projets citoyens d’économie d’énergie et de production locale d’énergie, mobilité automobile partagée et covoiturages, etc.

Toutes ces initiatives ont en commun la conviction et le constat que de nouvelles méthodes d’organisation fondées sur la proximité, l’intelligence collective et l’appropriation des questions énergétiques sont porteuses de sobriété, d’économies financières, de solidarité humaine et finalement de « mieux vivre » pour la société et les individus.

Mais cette appropriation collective suppose l’acquisition par les citoyens d’une culture commune qui permette d’évaluer la pertinence des projets aussi bien du point de vue économique que du point de vue social et environnemental, de les rendre discutables entre les différents acteurs de la société, de les situer dans le vaste projet d’optimisation collective de nos systèmes énergétiques qu’impose la transition énergétique.

La transition énergétique au service de tous est à notre portée dès aujourd’hui. Elle ne dépend pas tant de miracles scientifiques et techniques que de notre volonté individuelle et collective. À nous, citoyens, de nous donner les moyens de l’engager au plus vite sur des bases claires et partagées.

Benjamin Dessus

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REVUE DE PRESSE

Sommaire de la revue de presse
(en haut : articles les plus récents)

Déchiffrer l’énergie - Benjamin Dessus
La Recherche, n°495, janvier 2015, rubrique « Les livres - Environnement »

Trois mesures pour... réussir la transition énergétique
Benjamin Dessus (interview), AlterEcoPlus.fr, lundi 29 décembre 2014

L’énergie de A à Z
Critiqueslibres.com, 16 décembre 2014

Décrypter les enjeux de la transition énergétique
Valéry Laramée de Tannenberg, Le journal de l’environnement, 12 décembre 2014

Déchiffrer l’énergie / La transition énergétique ? Comprendre vite et mieux
Denis Clerc, Alternatives Économiques, n° 341 - décembre 2014, dossier « Climat : il est encore temps »

Déchiffrer l’énergie
Patrick Piro, Politis, n°1327, jeudi 13 novembre 2014

Déchiffrer l’énergie, par Benjamin Dessus
L’Éléphant - La revue de culture générale, site internet, jeudi 30 octobre 2014

Déchiffrer l’énergie
Nature Sciences Sociétés, n°22, 4/2014


Déchiffrer l’énergie - Benjamin Dessus
La Recherche, n°495, janvier 2015, rubrique « Les livres - Environnement »

C’est une approche systémique de la question énergétique que nous propose l’auteur. Il en dresse un panorama chiffré : des besoins fondamentaux de la société aux ressources fournies par la nature, en expliquant toutes les étapes intermédiaires. Chaque filière est ainsi vue dans son ensemble. Une synthèse dense et originale pour comparer les avantages et les inconvénients des différents systèmes et se forger une opinion.

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Trois mesures pour… réussir la transition énergétique
Benjamin Dessus (interview), AlterEcoPlus.fr, lundi 29 décembre 2014

Entre le 22 décembre et le 4 janvier prochain, AlterEcoPlus vous propose une série intitulée « Des idées pour sortir de la crise » : nous donnerons chaque jour la parole à des experts, des chercheurs et des responsables politiques, afin qu’ils proposent chacun des solutions pour sortir de la crise, dans leur champ d’intervention ou de spécialité. Aujourd’hui, Benjamin Dessus, ingénieur, propose trois pistes pour assurer la transition énergétique.

La transition énergétique en France est-elle bien engagée ?

Cette question mérite une double réponse. Du point de vue des objectifs affichés, la loi sur la transition énergétique apparaît comme une avancée considérable, en particulier sur la trajectoire de consommation d’énergie finale de la France d’ici à 2050, qui doit être divisée par deux.

Par contre la crédibilité des objectifs affichés est gravement contredite par les premières mesures prises par le gouvernement (renoncement à l’écotaxe, absence de décision sur Fessenheim, etc.), la très grande faiblesse du budget prévu pour les actions prioritaires (logement et transports) dans les années qui viennent et la marginalité des politiques fiscales mises en place ou envisagées dans les années qui viennent.

Quelles seraient les trois mesures les plus urgentes à prendre pour préparer durablement l’avenir énergétique de la France ?

Pour assurer la crédibilité et la faisabilité de la transition énergétique en France, il faut commencer par mettre en place un programme précis et crédible de fermeture des tranches nucléaires ayant atteint une durée de vie de 40 ans, compatible avec l’engagement de réduction de la part du nucléaire à 50% de la consommation d’électricité en 2025.

Ensuite, il faut créer les moyens financiers et d’ingénierie financière nécessaires pour engager la rénovation énergétique des bâtiments. Avec deux priorités : l’aide à la réhabilitation des logements des ménages qui souffrent de précarité énergétique et la mise en place d’un programme ambitieux d’économie d’électricité, en particulier dans les secteurs domestique et tertiaire.

Ce programme est aujourd’hui inexistant. Pourtant, par exemple, la consommation d’électricité pour les usages spécifiques (hors chauffage et eau chaude) dans le secteur résidentiel est 36% plus élevée par ménage en France par rapport à l’Allemagne.

Quid des transports ?

Il faut revenir à des dimensions raisonnables en ce qui concerne le programme véhicule électrique actuellement proposé (7 millions de bornes de recharge, prime de 10 000 euros à l’achat des véhicules). S’il était effectivement réalisé, cela serait totalement surdimensionné et ruineux pour l’État (plusieurs dizaines de milliards d’euros), sans pour autant apporter d’avantage important ni sur le plan des économies d’énergie fossile ou de matière premières, ni sur le plan des émissions de particules dangereuses pour la santé, par rapport aux véhicules thermiques classiques, s’ils respectent les normes européennes les plus récentes.

Mieux vaut définir et mettre en place un programme transports consacré prioritairement aux transports collectifs, en particulier urbains, source majeure d’économie de pétrole et facteur de réduction notoire des inégalités sociales et de désenclavement des territoires déshérités.

Propos recueillis par Laurent Jeanneau

Benjamin Dessus est l’auteur de « Déchiffrer l’énergie », Éditions Belin, octobre 2014, 384 pages, 29,90€

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L’énergie de A à Z
Critiqueslibres.com, 16 décembre 2014

Déchiffrer : selon le site « linternaute » la définition de ce verbe du titre en dit long à lui seul sur le sujet : comprendre, démêler, élucider, interpréter etc. Tout y est : sont décrits, comparés, positionnés les ressources, les filières, les usages, la production, la transformation, le stockage, la distribution, les rendements, les coûts, les risques, les perspectives dans un cadre national et mondial.

Cette formidable compilation sur l’énergie se présente comme un manuel d’enseignement, illustré, pédagogique, facile à appréhender. Sans énergie, ou plutôt sans services énergétiques, notre monde s’écroule et avec lui, le confort, la mobilité, l’alimentation, la santé, les loisirs, les technologies. Parallèlement, l’énergie a été, est encore, surtout produite à partir de ressources finies avec leurs lots de pollutions dangereuses et de risques moins en moins acceptables. Les conséquences de ces atteintes à l’environnement, aux écosystèmes, de ces changements climatiques dont on observe les effets, pourraient bien être tout aussi catastrophiques.

Les dogmes de notre politique énergétique des Trente Glorieuses se sont effrités. Croissance économique et hausse de la consommation d’énergie pourraient bien ne plus être liées. Le modèle hyper-centralisé de production fait place à une diversité des sources et à une organisation de la distribution s’appuyant sur les lieux et les modes de consommation. Environnement et santé remontent dans l’ordre des priorités.

Comprendre les enjeux sans en écarter les contradictions, ni les incohérences ou les incertitudes, illustrer les effets pervers de solutions biaisées, aborder les aspects sujets à polémiques tant du nucléaire que des gaz de schistes, expliquer ce que recouvre la transition énergétique sur les décennies à venir, aider à la décision en comparant les systèmes, en fonction des besoins et des contraintes liés aux différents usages de l’énergie, tel se veut être l’objectif de ce travail riche, documenté, argumenté et surtout d’une brûlante actualité (sans jeu de mot).

Les mesures de régulation et de taxation, les investissements actualisés, les coûts de fonctionnement, les efforts joints d’efficacité et de sobriété en énergie, les aspects éthiques vis-à-vis des consommateurs, on aurait donc réponse à tout ? Pas encore : car certains scénarios restent nettement divergents, parient sur des technologies incertaines comme le captage des gaz à effet de serre, la neutralisation des déchets radioactifs à durée de vie dépassant plusieurs générations.

En conclusion et après une note finale optimiste basée sur l’intelligence collective des citoyens, un ouvrage de référence à consulter sans modération, écrit par l’actuel président de l’association de scientifiques Global Chance à qui l’on doit de nombreux travaux et rapports destinés à nos dirigeants politiques.

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Décrypter les enjeux de la transition énergétique
Valéry Laramée de Tannenberg, Le journal de l’environnement, 12 décembre 2014

Benjamin Dessus publie un remarquable guide sur l’énergie. Pédagogue sans être partisan, ce livre de référence intéressera toutes les parties prenantes à la transition énergétique

Si l’on considère que les questions touchant à l’énergie sont déterminantes, ce livre (1) mérite d’être lu. En près de 400 pages, cette somme (très accessible aux profanes) décrypte l’énergie dans tous ses états : des besoins aux services énergétiques ou aux ressources en passant par les nombreuses filières de production. Sans oublier l’économie et l’écologie.

« Jusqu’à présent, il y avait deux types de livres sur l’énergie : ceux qui s’intéressent aux technologies de production, de transport, de stockage et ceux qui n’évoquent que ses aspects économiques, les coûts, les prix, les marchés. Or aucun de ces ouvrages n’évoque un aspect essentiel de l’énergie : sa dimension systémique », rappelle l’ancien patron du programme EcoDev du CNRS. « Pour bien comprendre l’énergie, il faut partir des besoins et étudier tout le processus qui permettra de rendre les services attendus. Si l’on ne regarde les choses que d’un côté de la lorgnette, on ratera une bonne partie du problème. »

Et les responsables qui ratent une bonne partie du problème sont légion, estime le président de l’association Global Chance. A commencer par les politiques ou les dirigeants de groupes énergétiques. « Leur vision est purement économique. Ils estiment le coût de production d’une centrale thermique ou d’une éolienne avant de décider de la construire ou non. Mais à aucun moment, ils n’intègrent dans leur réflexion la création de richesse que les économies d’énergie peuvent générer. »

En bon ingénieur, Benjamin Dessus veut aider ces financiers à appréhender le fonctionnement de la machine énergétique. « Ils n’ont pas besoin de moi pour comprendre comment tourne une centrale nucléaire ou un barrage. En revanche, je leur rappelle tous les fondamentaux à connaître si l’on veut vraiment déchiffrer un bilan énergétique. »

(1) Déchiffrer l’énergie, par Benjamin Dessus, Belin, 2014

Ingénieur et économiste, Benjamin Dessus a trainé ses guêtres à peu partout où l’on « pensait » la protection concrète de l’environnement : à l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie (AFME, l’un des ancêtres de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie -Ademe), au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), au Fonds français pour l’environnement mondial, au débat national sur la transition énergétique. Chargé de plusieurs missions sur l’économie de la filière nucléaire, il préside depuis de nombreuses années l’association Global Chance : une ONG de scientifiques qui délivre une expertise indépendante sur les questions environnementales et énergétiques.

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Déchiffrer l’énergie / La transition énergétique ? Comprendre vite et mieux
Denis Clerc, Alternatives Économiques, n° 341 - décembre 2014, dossier « Climat : il est encore temps »

Ces deux livres sur l’énergie constituent un joli doublé. Le premier, celui de Benjamin Dessus, est magistral, et on ne saurait trop le recommander aux lecteurs intéressés par ces questions. Il s’agit d’abord d’un ouvrage à finalité pédagogique, qui apporte quantité d’informations bienvenues : sur les unités de mesure, le bilan énergétique national, les gaz à effet de serre, les déchets nucléaires, etc. Le lecteur y trouvera toutes les précisions qu’il recherche.

Mais l’auteur va bien au-delà. Il forge et chiffre le concept d’énergie “grise”, celle que l’on ne voit pas, soit parce qu’elle a été dépensée en amont, dans les composants ou les importations de biens ou de services, soit parce que la production d’énergie elle-même a imposé une dépense énergétique. L’empreinte énergétique désigne ainsi l’ensemble des consommations d’énergie impliquées par notre mode de vie, que ce soit directement (consommation finale) ou indirectement (énergie grise).

Anticipation délirante

Dans la dernière partie, il fait œuvre totalement originale en se penchant… sur le passé. Dès les années 1970, certains - dont il était - tiraient la sonnette d’alarme d’une surconsommation énergétique qui n’était pas durable, pour le Nord comme pour le Sud. Ces lanceurs d’alerte ont été moqués, tandis que les pouvoirs publics (et les producteurs d’énergie), anticipant des besoins délirants, mettaient à la trappe tout ce qui ressemblait peu ou prou à une maîtrise de l’énergie. Nous payons cher aujourd’hui, et la planète avec nous, ces choix implicites en faveur d’une croissance gloutonne et irréaliste. Bref, techniquement et politiquement, ce livre est une réussite !

Celui de Patrick Piro sur la transition énergétique n’a pas la même ambition, mais il vaut la peine également. En trente doubles pages, il présente sous forme de graphiques et de quelques rapides commentaires l’essentiel des informations concernant divers points particuliers (les gaz de schiste, l’isolation des bâtiments…). Six experts interviewés y vont chacun de leur point de vue plus global. C’est bien fait et éclairant.

Déchiffrer l’énergie, par Benjamin Dessus (Belin, 2014, 384 p., 29,90 euros)
La transition énergétique ? Comprendre vite et mieux, par Patrick Piro (Belin-Cité des sciences, 2014, 78 p., 19 euros)

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Déchiffrer l’énergie
Patrick Piro, Politis, n°1327, jeudi 13 novembre 2014

Un ouvrage de Benjamin Dessus extrêmement complet et rigoureux sur l’énergie et ses enjeux cruciaux pour les deux décennies à venir.

Voilà un livre qui mérite sa place sur l’étagère devant vous, accessible à distance de bras. Avec « Déchiffrer l’énergie » (1), Benjamin Dessus (2), signature connue des lecteurs de Politis, s’est fendu d’un guide de grande valeur.

On attend classiquement de ce genre d’ouvrage abondance de chiffres, bien sûr mis en perspective — évolution des cours du pétrole, état des réserves d’uranium, consommation par type d’usage, en énergie primaire, finale, etc. Ils sont présents, et jusque dans des recoins peu fréquentés (évolution du déficit énergétique de la France, etc.).

Mais cette somme se distingue avant tout par son architecture, reflet d’une approche analytique tendue vers l’éclairage des enjeux économiques et sociétaux d’un secteur dont l’importance stratégique s’est encore renforcé depuis deux décennies avec l’évidence du dérèglement climatique. L’intitulé des chapitres, assez classiques, n’effrayera personne, mais c’est bien de politique, au sens noble, qu’ils traitent. Aux oubliettes les débats tronqués, qui mettaient en avant l’offre d’énergie (pour demain, combien de centrales, nucléaires de préférence ?), place aux questions de fond : qu’est-ce vraiment qu’un « besoin d’énergie » ? Comment aborder honnêtement la question des coûts ? Pourquoi faut-il considérer, pour comprendre les choix et leurs impacts réels, non pas des filières de production mais des systèmes — voiture, carburant, infrastructures routières ? Je ne livre pas de recettes, explique Benjamin Dessus, je veux expliquer comment fonctionnent la cuisine et ses ustensiles.
On apprend comment déchiffrer un bilan énergétique, le contenu en énergie « grise » d’un produit (fondamental), la mécanique tordue de présentations officielles qui s’autorisent par exemple à comparer économiquement des topinambours et des fraises ou à affirmer que le nucléaire pourvoit à 50 % de notre indépendance énergétique !

Nucléaire et gaz de schiste, justement : on sait le peu de bien qu’en pense l’auteur. Mais « Déchiffrer l’énergie » n’a rien d’un pamphlet. Benjamin Dessus, en expert indépendant, explicite avec distance et argumentation les risques fondamentaux de ces filières, notamment d’ordre économique — ce qui devrait parler aux esprits sceptiques.

Quelques sections nous laissent un peu sur notre faim (stockage de l’énergie, réseaux intelligents), mais pas de quoi occulter la pédagogie très maîtrisée de l’auteur, qui débouche tout naturellement sur les débats de la transition énergétique et des moyens dont l’État dispose pour appuyer ses choix. Et allez-y sans crainte : fort bien découpée, cette somme peut s’aborder par morceau, et l’auteur y a banni tout jargonnage. À mettre donc en de nombreuses mains.


(1) Benjamin Dessus, Déchiffrer l’énergie, Ed. Belin, 384 p., 29,90 euros.
(2) Ingénieur, économiste et président de l’association d’experts indépendants en énergie Global Chance.

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Déchiffrer l’énergie, par Benjamin Dessus
L’Éléphant - La revue de culture générale, site internet, jeudi 30 octobre 2014

L’épineuse question de l’énergie est plus que jamais d’actualité grâce à l’immense somme que lui consacre Benjamin Dessus dans un ouvrage intitulé Déchiffrer l’énergie, paru en librairie le 10 octobre 2014.

Qui mieux que lui pourrait nous en parler ? Directeur de recherche au CNRS et à l’AFME (Agence Française de maîtrise de l’énergie), il a également coécrit un rapport destiné à l’ancien premier ministre Lionel Jospin, Étude économique prospective de la filière électronucléaire. Il fut aussi président du conseil scientifique du Fonds français pour l’environnement mondial et dirige maintenant l’association Global Chance.

Benjamin Dessus possède une double casquette d’économiste et de scientifique et c’est l’apport essentiel de cette grande synthèse. Il y pense intelligemment la relation entre ces deux sphères, qu’on a trop souvent voulu irréconciliables. De quoi faire avancer clairement le débat et trancher de façon décisive entre les capacités économiques réelles dont disposent nos sociétés pour effectuer la transition énergétique et les mauvaises volontés.

C’est aussi un ouvrage qui se veut didactique et pédagogique et qui réussit ce pari puisqu’il aborde l’ensemble du spectre des questions ayant trait à l’énergie : des besoins énergétiques d’une société à la transition énergétique et son coût, en passant par les questions environnementales et l’économie des systèmes énergétiques, tout est étudié.

De grandes notions sont ainsi abordées, sur lesquelles on passe trop souvent vite : le bilan énergétique, son calcul et son coût, les externalités, la politique de l’énergie… De chapitre en chapitre, le livre avance à l’aide de schémas et de tableaux des plus pertinents. Il croise les approches scientifique, économique, politique, écologique ce qui vous donnera, à la fin de cette lecture, la sensation de maîtriser l’une des plus grandes thématiques contemporaines, creuset de nombreux autres enjeux : derrière les questions économiques ou géopolitiques actuelles se cache bien souvent un enjeu énergétique … Car la grande spécificité de l’énergie c’est d’être à la fois une question à part entière mais aussi de se glisser dans les autres problématiques du XXème siècle. Ce qui rend sa compréhension d’autant plus essentielle !

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Déchiffrer l’énergie
Nature Sciences Sociétés, n°22, 4/2014

L’ouvrage se propose d’éclairer en 4 étapes la réflexion sur les questions énergétiques :
Donner au lecteur les clefs de compréhension du « système énergétique », depuis les besoins élémentaires d’une société (se chauffer, se déplacer, s’éclairer) jusqu’aux produits livrés aux consommateurs (électricité, gaz, fioul, etc.) à partir des ressources récoltées dans la nature (ressources fossiles, fissiles et renouvelables).
Éclairer la dimension « offre d’énergie » en décrivant les grandes filières d’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon), fissile (nucléaire) et renouvelable (solaire, éolien, etc.), les rendements comparés de leur transformation, l’impact de leur exploitation sur l’environnement et l’état des réserves fossiles et fissiles.
Décrire les questions économiques, au cœur de la gestion et de l’optimisation du système énergétique : coûts de la demande d’énergie et coûts de l’offre d’énergie. En tenant compte des coûts et bénéfices environnementaux et en insistant sur la maîtrise de l’énergie, source importante d’économies d’énergie.
Éclairer l’avenir énergétique en retraçant l’histoire des scénarios de prospective des 30 dernières années et les enseignements à en tirer pour comprendre les conditions d’une bonne transition énergétique.

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À VOIR ÉGALEMENT SUR LE SITE DE GLOBAL CHANCE

Dossiers thématiques
Publications de Global Chance
Publications de Benjamin Dessus (sélection)

(encadrés = plus d’informations au survol)


Les Dossiers de Global-Chance.org

(par ordre chronologique d’apparition en ligne)

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Publications de Global Chance

(encadré = plus d’informations au survol)

Autour de la transition énergétique : questions et débats d’actualité (suite)
Les Cahiers de Global Chance, n°36, novembre 2014, 68 pages

Autour de la transition énergétique : questions et débats d’actualité
Les Cahiers de Global Chance, n°35, juin 2014, 84 pages

Le casse-tête des matières et déchets nucléaires
Les Cahiers de Global Chance, n°34, novembre 2013, 76 pages

Des questions qui fâchent : contribution au débat national sur la transition énergétique
Les Cahiers de Global Chance, n°33, mars 2013, 116 pages

L’efficacité énergétique à travers le monde : sur le chemin de la transition
Les Cahiers de Global Chance, n°32, octobre 2012, 180 pages

L’énergie et les présidentielles : décrypter rapports et scénarios
Les Cahiers de Global Chance, n°31, mars 2012, 100 pages

L’énergie en France et en Allemagne : une comparaison instructive
Les Cahiers de Global Chance, n°30, septembre 2011, 96 pages

Nucléaire : le déclin de l’empire français
Les Cahiers de Global Chance, n°29, avril 2011, 112 pages

La science face aux citoyens
Les Cahiers de Global Chance, n°28, décembre 2010, 56 pages

Liste complète des publications de Global Chance

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Publications de Benjamin Dessus (sélection)

Un Noël de bure
Benjamin Dessus, conte de Noël, in Les Cahiers de Global Chance, n°33, mars 2013

Quels gaz à effet de serre faut-il réduire ?
Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Le Treut, La Recherche, n°472, février 2013, pp. 46-50

Le nucléaire bon marché ?
Benjamin Dessus, in « Atomes crochus : argent, pouvoir et nucléaire », Réseau Sortir du Nucléaire, juillet 2012

Choix énergétiques : un débat biaisé
Benjamin Dessus, Pour La Science, n°414, avril 2012, pp. 30-35

Sortir du nucléaire en 20 ans. À quelles conditions et à quels coûts ?
Benjamin Dessus, note de travail, version actualisée : mardi 31 janvier 2012, 15 pages

Nécessités et limites des scénarios énergétiques
Benjamin Dessus, Thierry Salomon, Meike Fink, Stéphane Lhomme et Marie-Christine Gamberini (entretiens), Les Amis de la Terre, jeudi 29 décembre 2011, 29 p.

Quelle place pour le nucléaire dans le mix énergétique mondial du 21ème siècle ?
Benjamin Dessus, intervention dans le cadre du colloque « Le risque nucléaire et la décision publique » à l’ENS de Paris, lundi 14 novembre 2011, 8 pages

En finir avec le nucléaire. Pourquoi et comment
Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Édition du Seuil, Collection Sciences, Octobre 2011, 176 pages

Nucléaire : un besoin d’expertise
Benjamin Dessus, entretien publié sur LaLigue.org, le site de la Ligue de l’enseignement, juin 2011

Des mots pour le dire
Benjamin Dessus, Politis, n°1150, jeudi 28 avril 2011

Électricité : produire plus ou consommer moins et mieux ?
Benjamin Dessus, Les Échos, mardi 19 avril 2011

La France à l’abri d’un accident japonais ?
Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Médiapart, dimanche 13 mars 2011

CO2 : la responsabilité des classes aisées
Benjamin Dessus, Politis, numéro 1139, jeudi 10 février 2011

Peut-on sauver notre planète sans toucher à notre mode de vie ?
Benjamin Dessus, / Sylvain David, Éditions Prométhée, Collection Pour ou Contre ?, octobre 2010, 128 p.

Pour une remise à plat concertée et démocratique de nos modes de vie
Benjamin Dessus, intervention dans le cadre du bicentenaire du corps des Mines, jeudi 23 septembre 2010

La crise de l’énergie n’a pas de solution technique
Benjamin Dessus, Manière de voir, n°112, août-septembre 2010 : « Le temps des utopies »

Les transports face aux défis de l’énergie et du climat
Benjamin Dessus, Document de travail n°86 de l’Agence Française de Développement, septembre 2009, 110 pages

Réduire le méthane : l’autre défi du changement climatique
Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Document de travail n°68 de l’Agence Française de Développement, août 2008 - également disponible en anglais

Lanceurs d’alerte et systèmes d’expertise
Benjamin Dessus et Francis Chateauraynaud (radio), France Culture, émission Terre à Terre, samedi 12 avril 2008

Nous ne pouvons plus nous payer de mots
Benjamin Dessus, Liaison Énergie Francophonie, n°78, 1er trimestre 2008

Effet de serre : n’oublions pas le méthane !
Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Le Treut, La Recherche, n°417, mars 2008

Remettre en cause notre sacro-sainte croissance
Benjamin Dessus, Politis, hors-série n°46 : « Vivre autrement. Un autre monde existe déjà ! », octobre-novembre 2007

La planète peut-elle se passer du nucléaire ?
Benjamin Dessus / Jean-Marc Jancovici (interview croisé), Terra Economica, 3 octobre 2007

Infrastructures de l’énergie
Benjamin Dessus, in « Infrastructures et énergie », coll., CUEPE, septembre 2007

« Le nucléaire ne nous sauvera pas du réchauffement »
Benjamin Dessus (interview), Libération, lundi 14 mai 2007

Énergie : les nouvelles technologies n’y suffiront pas, il faut changer de paradigme !
Benjamin Dessus, Liaison Énergie Francophonie, numéro 75, 2ème trimestre 2007

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webmaster’s special tribute
RISE AND FALL, WANNA BE LOVED... STRICLY ROOTS !

15 février 2016 : le groupe Morgan Heritage emporte le Grammy Award du meilleur album reggae avec son opus Strictly Roots. Félicitations à la « famille royale du reggae », et « massive big up » aux frenchies Mathieu Bost & Jérémie "Bim" Dessus, compositeurs des riddims de Rise And Fall et Wanna Be Loved.


Rise And Fall


Mathieu Bost & Jérémie "Bim" Dessus


Wanna Be Loved


Jérémie "Bim" Dessus & Mathieu Bost


Stricly Roots


Jérémie "Bim" Dessus & Mathieu Bost

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LES ESSENTIELS
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