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Nuclear-Free Future Award 2012 : Yves Marignac lauréat !

À la veille d’un débat crucial sur la transition énergétique en France, Yves Marignac revient dans son discours d’acceptation sur les grandes étapes de son parcours et sur le sens qu’il donne à son engagement comme expert critique et indépendant. Ayant très tôt « appris à renverser la vision dominante de scientifiques révélant la vérité à un public ignorant », il explique n’avoir « jamais cessé depuis de réfléchir à tout ce que cela implique en termes d’accès à l’information, de participation du public et de place de l’expertise dans le processus démocratique. » Quinze années d’expertise et de conseil lui ont ainsi permis de prendre la mesure de « la capacité de l’industrie nucléaire à produire un système non démocratique à l’intérieur de la démocratie », à « créer du fait accompli » et à « produire sans cesse de nouvelles promesses au lieu de rendre compte de ses échecs. » Le diagnostic est on ne peut plus clairvoyant : « le nucléaire fait système dans l’énergie, et l’énergie fait système dans la société. Dès lors, l’expertise critique n’a pas de prise si elle ne s’inscrit pas dans un véritable débat de société. »


Page publiée en ligne le 5 octobre 2012
Dernière mise à jour : 5 avril 2014 à 12h35

Sur cette page :
Introduction : le « Nuclear-Free Future Award 2012 »
Présentation du lauréat par le site Nuclear-Free.com
Discours d’acceptation prononcé par Yves Marignac
À voir également sur le site de Global Chance (dossiers et publications)

Télécharger le discours d’acceptation au format pdf (75 Ko)

LE « NUCLEAR-FREE FUTURE AWARD 2012 »

Le Nuclear-Free Future Award (prix pour un avenir sans nucléaire) a été fondé à la suite de l’Assemblée Mondiale sur l’Uranium réunie à Salzbourg en Autriche en 1992.

Depuis 1998, il est remis chaque année par la fondation allemande Franz Moll pour les générations futures à des personnes ou des organisations ayant œuvré pour un monde sans nucléaire.

Directeur de WISE-Paris, membre de l’association négaWatt et de Global Chance, Yves Marignac a ainsi reçu ce samedi 29 septembre le prix « Nuclear-Free Future Award 2012 - Solutions » au titre de son travail sur le scénario négaWatt de sortie du nucléaire.

Le jury 2012 entendait ainsi récompenser « l’application de son expertise rigoureuse à l’élaboration d’un projet énergétique soutenable qui ferait de la France une balise pour un monde aspirant à sortir du nucléaire. »

Son discours d’acceptation (voir plus bas) a été pour Yves Marignac l’occasion de revenir sur les grandes étapes de son parcours et sur le sens qu’il donne à son engagement comme expert critique et indépendant, à la veille d’un débat crucial sur la transition énergétique.

Global Chance

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« THE LEADING INDEPENDENT ENERGY CONSULTANT IN FRANCE »

Yves Marignac is widely acknowledged as the leading independent energy consultant in France. With his expertise he leads the non-profit organization WISE-Paris (World Information Service on Energy). He is co-author of the manifesto NégaWatt, a work that outlines the steps needed to turn France into a nuclear-free nation.

Independent nuclear and energy policy experts in France, a country crucially dependent on nuclear power, are few indeed. Yves Marignac is a respected member of this select corps. Marignac’s consultant work covers a wide range of nuclear issues for various institutional bodies and NGOs at the national and international level, from the European Parliament and the Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Europe’s largest fundamental science agency, to the Paris environmental ministry, as well as the World Wide Fund for Nature (WWF). Marignac is the author or co-author of a number of books and other publications, including Nuclear Power, the Great Illusion - Promises, Setbacks and Threats (October 2008), and Spent Nuclear Fuel Reprocessing in France (April 2008).

Marignac’s glowing reputation was underscored this past year, when, together with Arjun Mahhijani, he published a 178-page report commissioned by Greenpeace France : a detailed alternative analysis of the post-Fukushima nuclear reactor stress tests carried out across La Grande Nation. Marignac and Mahhijan uncovered concrete constructional flaws in the safety assessments which gravely undermined test results. Immediately following the publication of the report, L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), together with the Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), invited the study’s two authors to participate in an internal conference debate - a premiere move by the government agencies. The ASN website leaks this much : « Participants were pleased with the quality of the discussion. »

In 1997 Marignac joined World Information Service on Energy (WISE), an NGO dedicated to « promoting independent information and well-informed decision-making regarding the use of nuclear energy for power generation. » In 2009, as WISE-Paris executive director, Yves traveled to the United States to make policy makers in Washington aware that the “French nuclear model”, touted by nuclear power lobbyists as clean energy par excellence, is actually a dangerous mirage. Marignac said : « I am at a loss to understand how the United States could be so far off the mark in its understanding of the French experience with nuclear power. The so-called “success story” of the French nuclear program, which is being promoted so assiduously by the U.S. Nuclear industry, is a complete disconnect with the stark reality of the 50-year history of rising costs, steadily worsening delays, technological dead-ends, failed industrial challenges and planning mistakes. The United States could make few worse mistakes than embracing France’s sorry nuclear legacy. If American policymakers are going to weigh the example of France, they need to get the facts instead of settling for the fantasy being sold to them by the U.S. nuclear industry. »

Over the past fifteen years of painstaking work, Marignac’s ambition has been to undo the French “toutnucléaire”, and help usher the world to a clean energy future. The 43-year-old father of three considers his Nuclear-Free Future Award as a sort of segment win along the way ; he realizes that a long, formidable stretch yet lies before us.

Nuclear-Free Future

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DISCOURS D’ACCEPTATION

Je suis extrêmement ému de me trouver devant vous pour recevoir cet honneur, qui a une grande signification pour moi.

Ce prix marque l’occasion de me retourner sur le chemin parcouru et de mesurer le chemin qui reste à faire. Ma contribution au scénario négaWatt, qui est aujourd’hui récompensée, s’inscrit dans ce parcours. Ce scénario est aujourd’hui reconnu comme une « solution » pour sortir la France de sa double addiction au pétrole et au nucléaire. Mais rien n’est résolu pour autant : tout le travail est devant nous pour transformer cette vision en politique publique puis en mise en œuvre concrète.

Je voudrais donc si vous le permettez, avant de vous dire dans quel état d’esprit j’aborde cette nouvelle étape, partager avec vous quelques leçons tirées de cette expérience.

J’ai commencé à travailler sur ces questions il y a tout juste vingt ans. Je sortais d’études de mathématiques et pour tout dire, je me fichais pas mal à l’époque du nucléaire. J’étais cependant déjà intrigué par les relations troubles entre technoscience, démocratie et société. Alors que j’hésitais sans conviction sur la voie à suivre, je suis tombé par un de ces hasards de la vie sur une formation en information scientifique et technique.

À l’université d’Orsay, des professeurs remarquables m’ont appris à renverser la vision dominante de scientifiques révélant la vérité à un public ignorant. Je n’ai jamais cessé depuis de réfléchir à tout ce que cela implique en termes d’accès à l’information, de participation du public et de place de l’expertise dans le processus démocratique.

C’est donc au départ pour étudier ces questions que je me suis plongé dans le monde du nucléaire, avec un stage au Commissariat à l’énergie atomique sur l’information du public sur le démantèlement des installations nucléaires. J’ai ensuite poursuivi ces recherches pendant trois ans, avec un statut mixte d’étudiant et de cadre technique dans une entreprise du nucléaire.

Je me suis donc frotté de l’intérieur à cette industrie, une expérience qui m’a été très utile pour comprendre comment se fabrique ce discours positif, à l’apparence rationnelle, qui lui tient lieu de vérité. Je commençais à toucher du doigt la nature profonde du système, mais je manquais encore d’outils pour la comprendre, et pour m’y confronter.

Les années suivantes ont été décisives. Il y a encore eu des hasards de rencontres. Des petits contrats m’ont d’abord fait rencontrer deux experts qui restent pour moi des références, Benjamin Dessus et Bernard Laponche. Ce dernier m’a appris les trois qualités que doit rechercher un expert : compétence, honnêteté intellectuelle et liberté de parole.

Il a aussi eu l’intuition géniale de me faire entrer, fin 1996, à WISE-Paris. Cette petite agence au statut associatif, créée en 1983, s’attachait à produire l’expertise et l’information nécessaires pour renforcer la participation des citoyens aux décisions sur le nucléaire et l’énergie. J’y ai trouvé la preuve que l’intelligence et l’engagement permettaient, même avec des moyens parfois dérisoires, de produire un travail professionnel capable de faire la différence quand il le faut : et finalement, qu’est-ce qui compte sinon ça ?

Mycle Schneider, fondateur et directeur de WISE-Paris jusqu’à ce qu’il me confie la suite en 2003, est dans ce domaine un modèle. C’est peu dire que je me nourris chaque jour de l’exigence qu’il m’a transmise. Julie Hazemann, pilier de WISE-Paris jusqu’en 2005, reste une précieuse complice. Son service EnerWebWatch est pour moi la meilleure source de veille professionnelle sur le nucléaire et l’énergie dans le monde !

Quinze années d’expertise et de conseil auprès de nombreux acteurs politiques et des médias ont aiguisé ma conscience. J’y ai surtout mesuré la capacité de l’industrie nucléaire à produire un système non démocratique à l’intérieur de la démocratie. J’aime insister sur ce point : la seule chose que l’industrie nucléaire a véritablement su faire tout au long de son histoire, c’est créer du fait accompli.

Le lobby nucléaire est passé maître dans l’art d’utiliser chaque espace que lui laisse le cadre démocratique pour verrouiller son développement en fermant les options. Et produire sans cesse de nouvelles promesses au lieu de rendre compte de ses échecs. Ce fonctionnement est particulièrement puissant en France grâce au Corps des mines, qui occupe tous les postes clés.

Nous avons bien affaire à un système. C’est pourquoi l’expertise que je m’attache à porter est avant tout systémique. Il ne suffit pas de développer des compétences techniques sur les failles de sûreté des centrales, les coûts cachés du nucléaire ou le potentiel des énergies renouvelables : il faut aussi en permanence relier et tenir tous ces éléments dans une analyse critique du système.

Cette analyse critique se nourrit beaucoup de l’expérience internationale, et participe en retour à faire connaître à l’international la réalité de la situation française. Cette dimension, toujours présente à mon esprit, donne aussi son sens au prix dont je suis honoré aujourd’hui.

Malheureusement, ces quinze années m’ont également appris qu’on n’ébranle pas le système nucléaire par la seule démonstration de ses risques et de ses mensonges. Par exemple, nous avons depuis longtemps insisté sur le potentiel de danger des réacteurs et de leurs piscines, et sur les limites de la doctrine de sûreté que la catastrophe de Fukushima a tragiquement mis en évidence. Dans un autre registre, j’annonçais dès 2003 le risque d’un fiasco industriel et économique du projet de réacteur EPR français tel que nous l’observons aujourd’hui. En fait, sur à peu près tous les sujets, l’expertise critique a démontré les failles du discours officiel.

Pourtant rien ne change. En France, des chiffres notoirement biaisés comme le taux d’indépendance énergétique, officiellement porté à 50 % par le nucléaire au lieu de 15 %, ou le taux de réutilisation des matières nucléaires après retraitement, officiellement de 95 % au lieu de quelques pourcents, continuent à fonder les politiques publiques. Ces chiffres sont les dogmes d’une institution nucléaire qui fonctionne aujourd’hui comme une religion.

J’ouvre une parenthèse. Cette idéologie nucléaire dénonce toute analyse critique comme anti-nucléaire. C’est un piège dans lequel je ne me suis jamais laissé enfermer : l’expertise ne peut être « pro » ou « anti ». Elle doit rester le produit d’une analyse factuelle, documentée et vérifiable, ce que j’applique avec la même rigueur que je travaille pour l’autorité de sûreté ou pour Greenpeace.

Mais je le disais : le nucléaire fait système dans l’énergie, et l’énergie fait système dans la société. Dès lors, l’expertise critique n’a pas de prise si elle ne s’inscrit pas dans un véritable débat de société. J’en viens avec ce constat à la dernière étape de mon parcours.

Il est indispensable pour avancer de sortir du front-contre-front sur le nucléaire pour faire émerger un projet alternatif proposant une réduction globale de l’ensemble des impacts et risques liés à l’énergie : c’est un projet de transition énergétique.

C’est le sens de mon implication croissante, depuis huit ans, au sein de l’association négaWatt. Créée en 2001 et présidée par Thierry Salomon, elle rassemble aujourd’hui plus de 800 membres autour d’un noyau dur de 24 « compagnons », une cellule redoutable par le vivier de compétences qu’elle rassemble, où je côtoie de nombreux amis.

Le scénario paru en 2011 construit un plan de fermeture du parc de 58 réacteurs français en vingt ans. Ce plan s’inscrit dans une démarche plus globale donnant priorité aux actions de sobriété et d’efficacité pour réduire la demande d’énergie avant d’y répondre massivement par les énergies renouvelables.

Un scénario comme négaWatt offre ainsi une alternative crédible qui peut être mise en débat. Encore faut-il qu’il y ait débat !

J’ai eu la chance de participer à de nombreux exercices de concertation et groupes d’experts, et j’ai côtoyé dans ce cadre de véritables serviteurs du processus démocratique. Je veux remercier ici une dernière personne, tout en saluant les nombreux autres amis, collègues et même adversaires respectables que j’ai croisés en chemin : il s’agit de Georges Mercadal, ancien vice-président de la Commission nationale du débat public, auprès duquel j’ai beaucoup appris sur les vertus et la déontologie du débat et sur toute la place que peut y prendre l’expertise non institutionnelle.

Mais ces vertus ne peuvent rien si la volonté politique ne suit pas. La stratégie nucléaire et énergétique française a jusqu’ici résisté fermement à toutes les tentatives d’ouverture.

Et j’en viens enfin à la situation actuelle. Après le choc politique causé en France par Fukushima, l’élection de François Hollande marque peut-être une rupture : pour la première fois, un Président de la République s’engage à réduire, et non maintenir ou augmenter, le rôle du nucléaire en France. Cela reste insuffisant, mais c’est déjà un tournant majeur. Et le débat national sur la transition énergétique qu’il a promis se présente dans un contexte ouvert sur les décisions à venir.

Comme l’un des rares experts indépendants sur l’énergie spécialiste du nucléaire, je ressens dans ce contexte une responsabilité inédite. Voilà justement le moment de faire la différence.

Ma conscience des enjeux, mon expertise des solutions et mon expérience du débat public sont un bagage précieux, qui n’offre pourtant aucune garantie. La confiance qui m’est témoignée en m’accordant ce prix aujourd’hui est un atout supplémentaire. Je formule devant vous le vœu de faire honneur à ce prix en poursuivant mon rôle avec la même exigence.

Je voudrais pour finir dire un mot sur mes proches. Je pense ici à mes parents, que je remercie de m’avoir toujours soutenu, malgré leurs inquiétudes dans cette voie aventureuse. Je pense surtout à mon épouse Catherine et mes trois enfants, Quentin, Valentin et Elsa, pour qui ce n’est pas toujours facile de partager la vie d’un expert engagé et trop peu disponible. C’est à leur soutien que je dois d’être là, et c’est aussi leur patience que ce prix récompense. C’est enfin leur fierté de me voir ainsi mis à l’honneur, et pour cela aussi je veux vous remercier.

Yves Marignac
Discours d’acceptation du « Nuclear-Free Future Award 2012 »
Heiden (Suisse), samedi 29 septembre 2012

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Publications de Yves Marignac sur Global-Chance.org (sélection)

(encadré = plus d’informations au survol)

L’échéance des 40 ans pour le parc nucléaire français
Processus de décision, options de renforcement et coûts associés à une éventuelle prolongation d’exploitation au delà de 40 ans des réacteurs d’EDF
Yves Marignac, Wise Paris, samedi 22 février 2014, 171 pages

Sûreté nucléaire en France post-Fukushima
Analyse critique des évaluations complémentaires de sûreté (ECS) menées sur les installations nucléaires françaises après Fukushima.
Arjun Makhijani et Yves Marignac, Rapport d’expertise, 20 février 2012

Manifeste négaWatt : réussir la transition énergétique
Thierry Salomon, Marc Jedliczka et Yves Marignac, Association négaWatt / Éditions Actes Sud, janvier 2012, 376 pages

Le vieillissement des installations nucléaires : un processus mal maîtrisé et insuffisamment encadré
Yves Marignac, Contrôle (revue bimestrielle d’information de l’Autorité de Sûreté Nucléaire), dossier n°184 : « La poursuite d’exploitation des centrales nucléaires », juillet 2009

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À VOIR ÉGALEMENT SUR LE SITE DE GLOBAL CHANCE

Dossiers thématiques
Publications de Global Chance
Publications de membres de l’association
Mais aussi : Global Chance... en vidéo !

Dossiers thématiques

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Fukushima : réactions en chaîne
(Tribunes, analyses, interviews, etc. : les réactions des membres de Global Chance face à la catastrophe nucléaire de Fukushima)

Nucléaire : par ici la sortie !
(Rapports, analyses, tribunes, interviews, etc. : les propositions de Global Chance et de ses membres pour, enfin, sortir du nucléaire)

Publications de Global Chance

(encadré = plus d’informations au survol)

Des questions qui fâchent : contribution au débat national sur la transition énergétique
Les Cahiers de Global Chance, n°33, mars 2013, 116 pages

Nucléaire : le déclin de l’empire français
Les Cahiers de Global Chance, n°29, avril 2011, 112 pages

Nucléaire : la grande illusion - Promesses, déboires et menaces
Les Cahiers de Global Chance, n°25, septembre 2008, 84 pages

La science face aux citoyens
Les Cahiers de Global Chance, n°28, décembre 2010

Publications de membres de l’association

(encadré = plus d’informations au survol)

Nucléaire : un besoin d’expertise
Benjamin Dessus, entretien publié sur LaLigue.org, le site de la Ligue de l’enseignement, juin 2011

La démocratie face au risque
Claire Weill et Claude Henry, Alternatives Internationales, hors-série « L’état de la Terre 2011 », mai 2011

Le nucléaire n’est pas qu’une affaire d’experts
Pierre Radanne, Libération, vendredi 1er avril 2011

Quelle expertise pour la science ?
Benjamin Dessus, Politis, numéro 1126, jeudi 11 novembre 2010

Entre silence et mensonge. Le nucléaire, de la raison d’état au recyclage “écologique”
Bernard Laponche (entretien), La Revue internationale des Livres et des idées, n°14, novembre-décembre 2009

Lanceurs d’alerte et systèmes d’expertise
Benjamin Dessus et Francis Chateauraynaud (radio), France Culture, émission Terre à Terre, samedi 12 avril 2008

Les citoyens face aux risques
Claire Weill, intervention dans le cadre du colloque « La politique et la gestion des risques : vues françaises et vues britanniques », IDDRI / Conseil franco-britannique, jeudi 8 février 2007

La professionnalisation de l’expertise citoyenne
Yves Marignac, intervention dans le cadre du colloque « La politique et la gestion des risques : vues françaises et vues britanniques », IDDRI / Conseil franco-britannique, jeudi 8 février 2007

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