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La France peut-elle sortir du nucléaire ?

La catastrophe de Fukushima, qui a conduit l’Allemagne à confirmer son choix de sortir du nucléaire, a relancé en France les interrogations et les controverses sur cette technologie à hauts risques. Benjamin Dessus, président de Global Chance, et Alain Grandjean, associé du cabinet de conseil Carbone 4, débattent sur les conditions et le rythme auxquels l’Hexagone pourrait y renoncer. Au delà d’un grand nombre de constats partagés, en particulier sur l’échec de l’ambitieux programme nucléaire lancé par la France après le choc pétrolier de 1973 à réduire effectivement la dépendance pétrolière du pays, tous deux expriment des vues contraires sur les conditions politiques d’une sortie du nucléaire en France : si Alain Grandjean reconnaît que « techniquement, il serait sans doute possible de sortir assez rapidement du nucléaire », il doute que ce soit possible « socialement et politiquement » et considère que l’option nucléaire doit rester ouverte ; Benjamin Dessus quant à lui souligne que seule « une décision politique » est à même de donner l’impulsion indispensable pour que la France, à l’image de l’Allemagne à partir de 1998, se donne les moyens de sortir de sa dépendance au nucléaire...


Page publiée en ligne le 6 avril 2016

Sur cette page :
• La France peut-elle sortir du nucléaire ? (Benjamin Dessus & Alain Grandjean)
La décroissance nucléaire / De la fission à la fusion ? (Encadrés)
L’intégralité de l’entretien en trois vidéos (Durée totale : 65 minutes)
L’énergie autrement - Sommaire (Alternatives Économiques, février 2012)
À découvrir également sur le site de Global Chance (Dossiers et publications)

LA FRANCE PEUT-ELLE SORTIR DU NUCLÉAIRE ?

Benjamin Dessus & Alain Grandjean (entretien), Alternatives Économiques Poche, n°54, « L’énergie autrement », février 2012

L’accident de Fukushima, au Japon, a remis le nucléaire au centre des débats sur les questions énergétiques. Alain Grandjean (*) et Benjamin Dessus (**) débattent sur les conditions et le rythme auxquels l’Hexagone pourrait y renoncer.

(*) Économiste, associé du cabinet de conseil Carbone 4
(*) Ingénieur, président de l’association Global Chance

Sommes-nous en mesure d’assurer en France une meilleure maîtrise de la demande d’électricité à un rythme suffisant pour se passer rapidement du nucléaire ?

Alain Grandjean : Avant de répondre à cette question, il faut d’abord planter le décor : le débat sur l’énergie, ce n’est pas le débat sur le nucléaire. Le nucléaire comme le reste de la production électrique doivent être replacés au sein de l’ensemble des questions énergétiques. Tout le monde a été touché par la catastrophe de Fukushima, un accident qui ne laisse personne indifférent. Mais les Français sont aussi très sensibles au prix du pétrole ou du fioul. Non que le sujet du nucléaire soit marginal - il est très important -, mais il y en a bien d’autres qui concernent nos concitoyens à propos de l’énergie.

Benjamin Dessus : Oui, le nucléaire ne représente que 18 % de l’énergie finale en France. 82 % du problème est ailleurs.

A. G. : C’est pour cela que je ne suis pas sûr que cela soit une bonne idée de centrer tout le débat énergétique sur la seule question du nucléaire. Cela ne veut pas dire évidemment qu’il ne faut pas en débattre.

B. D. : Je partage ce que dit Alain : depuis l’accident de Fukushima, la sortie du nucléaire est certes revenue au centre des débats, mais il est surtout nécessaire de discuter d’un scénario global de transition énergétique, comme celui proposé par l’association négaWatt (voir plus bas « Pour aller plus loin »).

A. G. : Un chiffre : au moment du premier choc pétrolier en 1973, la France s’est lancée dans le programme nucléaire. Les Français ont cru que grâce aux centrales nucléaires, ils pourraient être moins dépendants du pétrole. Or, aujourd’hui, le tiers de l’énergie consommée en France est toujours du pétrole, et c’est exactement la moyenne européenne ! Nous avons réalisé un ambitieux programme nucléaire et en réalité, nous ne sommes pas devenus moins dépendants du pétrole que les autres, du fait qu’il reste toujours incontournable dans deux secteurs : la pétrochimie et les transports.

B. D. : Quand on compare la France et l’Allemagne, on se rend même compte que, par habitant, nous consommons un peu plus de pétrole que nos voisins, de l’ordre de 5 % à 10 % de plus.

Pour sortir rapidement du nucléaire, il faudrait réduire de façon significative la consommation d’électricité. Quels sont les potentiels d’économies ?

B. D. : Lorsqu’en 1998, les Allemands ont décidé de sortir du nucléaire, ils ont lancé une politique vigoureuse d’économies d’électricité, et plus généralement d’énergie. J’ai constaté avec une certaine stupeur que les Français consommaient à l’époque la même quantité d’électricité - hors chauffage électrique - par habitant. Alors que onze ans plus tard, ils en consommaient 27 % de plus que les Allemands. L’écart s’est donc creusé très vite. Pour parvenir à ce résultat, les Allemands ont tout d’abord augmenté le prix de l’électricité via une taxe écologique, et ils ont annoncé que ce prix allait augmenter dans le futur. Ensuite, ils ont mis en place une politique en direction des industriels pour les inciter, par des réglementations et des aides, à améliorer la qualité énergétique de leurs produits. Au final, on se retrouve donc avec un écart considérable entre la France et l’Allemagne pour la consommation d’électricité. C’est un facteur beaucoup plus important que les renouvelables : le photovoltaïque et l’éolien représentent encore une part relativement faible de la production totale d’électricité outre-Rhin. Nous pourrions donc certainement réduire nous aussi la consommation d’électricité d’au moins un quart en dix ans.

A. G. : Je suis d’accord. D’ailleurs, dans le cadre d’un groupe de travail de la fondation Terra Nova, nous avons proposé une augmentation du prix de l’électricité de 5 % par an, sur n années, pour accompagner une telle transition, et cela doit passer aussi par un durcissement de la réglementation. Mais de là à en déduire qu’on pourrait aisément sortir du nucléaire d’ici à telle date, je demande à voir. En effet, la consommation d’électricité des Français ne cesse d’augmenter. Et ceux qui en consomment beaucoup vont vivre la hausse des prix comme une contrainte forte : ce ne sera pas facile à vendre politiquement. Il y a deux niveaux de débat : techniquement, il serait sans doute possible de sortir assez rapidement du nucléaire. Est-ce que, socialement et politiquement, ce serait réellement possible de le faire aussi vite ? J’ai davantage de doutes.

B. D. : J’ai l’opinion inverse. Si les Allemands sont arrivés à faire autant d’économies d’énergie, c’est parce qu’ils ont décidé de sortir du nucléaire. Si on ne décide pas d’abord de sortir du nucléaire, on ne fera pas suffisamment d’économies d’énergie et d’électricité.

Il y a un problème d’acceptation sociale, mais économiquement, où en sommes-nous ?

A. G. : La rentabilité de la plupart des gestes d’économie d’énergie reste problématique. Aujourd’hui, le consommateur achète l’électricité à 13 centimes d’euro le kilowattheure (kWh). Si les économies d’énergie coûtent plus de 13 centimes, peu de gens s’y engageront. En dessous de 13 centimes, c’est jouable si les consommateurs sont correctement informés. Le changement de fenêtres, auquel une part non négligeable des Français procède, n’est pas vraiment rentable en réalité, le fait d’isoler les combles perdus l’est davantage. Il va falloir mettre en œuvre et accompagner de vastes programmes de rénovation thermique et des programmes d’efficacité électrique. Mais, au total, ces opérations seront coûteuses.

B. D. : Tu as évoqué essentiellement des opérations d’isolation thermique. Mais ce n’est pas le vrai sujet, puisque c’est l’électricité spécifique (hors chauffage) qui représente les deux tiers de notre consommation. Quand on change des ampoules, par exemple, le coût est plutôt de 2 à 5 centimes du kilowattheure. Le potentiel d’économie d’électricité à bon marché est très important. Cela ne veut pas dire qu’on sait forcément comment procéder. Indépendamment de l’augmentation inexorable du coût de l’électricité, il faut probablement mettre aussi en place des tarifs non linéaires : le premier kilowattheure consommé ne coûterait pas cher, le deuxième coûterait au contraire un peu plus, et le troisième encore plus… Il faudrait également introduire un système de bonus-malus sur les achats d’appareils comme on l’a fait pour les 4x4, notamment par exemple sur le home-cinéma, qui consomme de six à huit fois plus d’énergie qu’un téléviseur normal.

A. G. : Les trois quarts des Français ne connaissent pas leur facture d’électricité annuelle et, malheureusement, le changement des comportements prendra du temps…

Si nous ne remplaçons pas les réacteurs existants, nous allons de toute façon être obligés d’arrêter au début des années 2030. Avons-nous la capacité de faire monter en puissance le renouvelable suffisamment rapidement ?

B. D. : Cela dépend essentiellement du niveau de la consommation à ce moment-là. Si nous avons besoin de 350 ou 400 TWh, on peut s’en sortir à peu près, avec un peu de fossiles (mais pas beaucoup) et les renouvelables. Si on est à 600 ou à 800, on ne sait pas faire !

A. G. : Trois problèmes se posent : le niveau de la consommation, le coût de la transition ainsi que la problématique du réseau. Une sortie du nucléaire à l’horizon 2050 ne poserait sans doute pas de gros soucis, car on aura alors eu le temps de constituer les filières renouvelables et d’adapter le réseau. Plus la production est décentralisée, plus il faut effectivement mettre en place des dispositifs techniques particuliers pour faire fonctionner le réseau électrique.

B. D. : Je suis d’accord, et c’est pour cela qu’il ne sert à rien d’aller trop vite pour développer le photovoltaïque ou l’éolien offshore. Mais vers 2030, il est très vraisemblable que le photovoltaïque aura atteint des niveaux corrects de compétitivité. Sur la question des réseaux, il faut prendre conscience qu’en termes d’investissement, cela représente un enjeu considérable. On ne le sait généralement pas, mais la quantité d’argent cumulé qui a été nécessaire pour la création du réseau français de transport et de distribution d’électricité est en réalité beaucoup plus importante que celle mobilisée pour le programme nucléaire. Ce qu’on ne sait pas non plus, c’est que ce réseau est de toute façon en bonne partie obsolète : il faut le refaire. Le réseau haute tension a été construit assez récemment, mais le réseau moyenne tension et basse tension est en mauvais état. Il est important de revenir à une conception de service public dans ce domaine, sinon il ne se passera rien. À un moment, il faudra une décision politique : il ne s’agit pas seulement de sortir du nucléaire, il s’agit également de sortir d’un système électrique hypercentralisé.

Pouvons-nous nous permettre de continuer à investir dans le nucléaire tout en développant parallèlement les renouvelables ?

A. G. : Pour ma part, je considère qu’il ne faut pousser personne dans une impasse. De toute manière, nous avons besoin pour l’instant du parc nucléaire et de ceux qui le font marcher : EDF est quand même le plus gros exploitant au monde, avec des coûts d’exploitation faibles. Les États-Unis ont plus de centrales nucléaires que nous, mais elles sont exploitées par une cinquantaine de compagnies. Il est généralement admis que l’Allemagne devrait réussir à sortir du nucléaire sans casse. On va bien voir : est-ce qu’ils vont vraiment réussir à réduire une fois encore leur consommation dans les mêmes proportions que par le passé ? Selon Benjamin Dessus, nous avons besoin d’un choix clair sur la question du nucléaire. Quant à moi, je considère qu’il est préférable de se donner les marges de manœuvre maximales pour garantir un approvisionnement énergétique à bon prix tout en améliorant nos performances énergétiques.

B. D. : Vers 2035, quand les centrales actuelles devront de toute façon être arrêtées, ou bien on aura construit des EPR et on aura redémarré le nucléaire pour soixante ans, ou bien on n’en construit pas. Si on construit des EPR, le compromis est totalement boiteux, car on sort du nucléaire tout en y restant. Ça ne marche pas !

A. G. : Mais la question de construire ou non un deuxième EPR ne se pose pas tout de suite. Rendez-vous dans cinq ou dix ans. Dire aujourd’hui que la filière EPR est une erreur, en arrêtant notamment la construction du réacteur de Flamanville, c’est dire stop à la capacité industrielle de la France en matière de nucléaire. C’est un choix extrêmement lourd de conséquences : si nous n’avons pas de prototype chez nous, je ne vois pas comment nos industriels pourront en vendre à l’international.

B. D. : En cinquante ans, on a construit 58 réacteurs en France et on en a vendu seulement 11 à l’étranger ! Le nucléaire, l’expérience le prouve, n’est pas une industrie d’exportation. Areva représente seulement 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, alors que Total pèse 180 milliards. Il faut rappeler aussi que si on décide de réhabiliter ou de construire d’autres centrales, compte tenu des mesures supplémentaires à prendre après l’accident de Fukushima, le coût du nucléaire deviendra totalement comparable à celui des autres énergies.

A. G. : Oui, nos concitoyens doivent de toute façon s’attendre à ce que le prix de l’énergie augmente sensiblement. Que l’on reste dans le nucléaire ou non.

Propos recueillis par Marc Endeweld et Guillaume Duval

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Pour aller plus loin...

En finir avec le nucléaire. Pourquoi et comment, par Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Seuil, 2011.

C’est maintenant !, par Alain Grandjean et Jean-Marc Jancovici, Seuil, 2010.

« Énergie : l’Allemagne peut-elle sortir du nucléaire ? », Alternatives Économiques n° 307, novembre 2011.

Le site de l’association Global Chance : www.global-chance.org
Le site d’Alain Grandjean : http://alaingrandjean.fr
Le site de Carbone 4 : www.carbone4.com/fr
Le site de l’association négaWatt : www.negawatt.org

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encadré :
LA DÉCROISSANCE NUCLÉAIRE

Utilisé dans 29 pays, le nucléaire représentait 13,5 % de la production mondiale d’électricité en 2010. Les États-Unis et la France en sont les premiers producteurs, avec respectivement 104 et 58 réacteurs en service, suivis par le Japon, avec 54 réacteurs. En 2008, 433 réacteurs étaient en service dans le monde, contre 427 en octobre 2011. Mais 43 d’entre eux ont été arrêtés après l’accident de Fukushima et la pression est forte pour empêcher leur remise en route. Mais c’est en France que la part du nucléaire dans la production d’électricité est (de loin) la plus forte, avec 75 % de la production électrique, contre 29 % au Japon et 19,6 % aux États-Unis.

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, 67 réacteurs sont aujourd’hui en construction dans le monde, dont 28 en Chine et 11 en Russie. Toutefois, une douzaine d’entre eux le sont depuis les années 1980 ! Aux États-Unis, aucun réacteur commandé n’a été achevé depuis 1979. En Europe de l’Ouest, deux réacteurs seulement sont en construction, en Finlande et en France (Flamanville). L’Allemagne et la Suisse ont décidé d’abandonner le nucléaire. Le Royaume-Uni, en revanche, où le nucléaire produit 16 % de l’électricité, envisage de construire 10 nouveaux réacteurs. Mais un tel programme doit trouver son financement ; or le secteur privé ne peut pas investir aussi lourdement vu les risques importants et les incertitudes majeures qui pèsent sur le futur de la filière…

Vincent Boulanger

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encadré
DE LA FISSION À LA FUSION ?

Schématiquement, une centrale nucléaire n’est qu’une machine à vapeur. La chaleur y est produite par la fission d’atomes d’uranium. Pour enclencher une réaction en chaîne, on bombarde de neutrons le combustible à base d’uranium, qui libère à son tour des neutrons, etc. La chaleur dégagée sert à chauffer de l’eau qui se transforme en vapeur. Et cette vapeur passe à travers des turbines dont la rotation produit de l’électricité (comme une dynamo de vélo ou un alternateur d’automobile).

Avec de 5 à 70 grammes de CO2 par kilowattheure, selon les méthodes de calcul, la production d’électricité nucléaire est très peu émettrice de gaz carbonique. Mais les déchets nucléaires, produits de la fission, ont des durées de vie qui vont de huit jours à plusieurs millions d’années. Les centrales dites de quatrième génération sont censées être en mesure de réutiliser ces déchets pour produire de l’électricité. Ce n’est pas le cas en revanche de l’EPR actuellement en cours de construction à Flamanville, qui ne permet aucun saut technologique par rapport aux réacteurs antérieurs. Il est simplement un peu plus efficace et plus puissant et a une durée de vie plus longue. Il peut en outre fonctionner avec 100 % de Mox, un mélange controversé d’uranium contenant 7 % de plutonium, associé à un risque élevé de toxicité en cas d’accident. En France, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) entend mettre en service un réacteur de quatrième génération, baptisé Astrid, d’ici à 2020.

La fusion nucléaire, quant à elle, fonctionne à l’inverse de la fission : elle consiste à amener à fusionner des molécules d’hydrogène. Cette réaction, qui est celle qui se produit dans le Soleil, dégage encore plus d’énergie que la fission, mais pour l’enclencher et l’entretenir, il faut parvenir à générer des températures très élevées : 150 millions de degrés Celsius. Et cela consomme de l’énergie : à ce jour, on n’est jamais parvenu à générer plus d’énergie qu’on en a consommée. C’est le défi en particulier du programme de recherche international Iter, dont les installations sont en construction depuis 2007 sur le site de Cadarache du CEA, dans les Bouches-du Rhône. Un chantier pharaonique qui coûtera au moins 16 milliards d’euros sans aucune garantie que la fusion soit maîtrisée un jour. L’usage à grande échelle de la fusion pour produire l’énergie dont nous avons besoin reste, pour l’instant, une utopie hors de notre portée.

Vincent Boulanger

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L’INTÉGRALITÉ DE L’ENTRETIEN EN TROIS VIDÉOS

Depuis la catastrophe de Fukushima, la question de la sortie du nucléaire est revenue sur le devant de la scène. Comment, à quelles conditions et à quel rythme la France peut-elle effectuer cette transition énergétique ? Débat entre Alain Grandjean, économiste et cofondateur de la société Carbone 4, et Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, président de l’association Global Chance.

Vidéos publiées en ligne par Alternatives Économiques le 21 novembre 2011

Partie1/3

Partie 2/3

Partie 3/3

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L’ÉNERGIE AUTREMENT - SOMMAIRE

Source : « L’énergie autrement », Alternatives Économiques Poche, n°54, février 2012

Éditorial

La clé du XXIe siècle

Transition énergétique : il y a urgence

Énergies d’hier et de demain
France : la fin de la boulimie ?
NégaWatt, un scénario de transition pour la France

Consommer moins d’énergie

Économiser l’énergie
La révolution du bâtiment aura-t-elle lieu ?
Électricité : on peut éviter le toujours plus
Les réseaux intelligents peuvent-ils nous faire faire des économies ?
La voiture électrique est-elle vraiment écologique ?
Tri sélectif : encore un effort
Internet fait-il faire des économies d’énergie ?
Le télétravail réduit-il la pollution ?
Comment se nourrir sans détruire l’environnement ?
Faut-il arrêter d’acheter des produits importés ?
Comment se passer des camions ?
La compensation carbone sert-elle à quelque chose ?
L’innovation peut-elle nous tirer d’affaire ?

Produire l’énergie autrement

Énergies renouvelables : le retard français
L’hydraulique
Les énergies marines
Le solaire thermique
Le solaire photovoltaïque
Le solaire à concentration
L’éolien terrestre
L’éolien offshore
La géothermie
Les pompes à chaleur
Les agrocarburants
La biomasse et le bois-énergie
Le biogaz
La cogénération
Le captage et le stockage de CO2
Renouvelables : le réseau doit s’adapter

Initiatives

Enercoop, un électricien 100 % renouvelables
Le Mené : vers un territoire à énergie positive
Des éoliennes communales : de Montdidier à Issoudun
La révolution des écoquartiers
Des fonds solidaires pour une énergie alternative
Contre l’extractivisme !
Juneau se convertit au mode basse consommation
Quand solidarité rime avec électricité

L’énergie en débats

« Il n’est pas trop tard »
Un défi pour la démocratie
La France peut-elle sortir du nucléaire ?
Réorganiser la consommation
Un tournant à prendre aujourd’hui !
Comprendre la crise du photovoltaïque
Comment financer les énergies renouvelables ?
Quel impact sur l’emploi ?
Faut-il instituer une taxe carbone ?
Quelle énergie pour le Sud ?

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À DÉCOUVRIR ÉGALEMENT SUR LE SITE DE GLOBAL CHANCE

Énergie, Environnement, Développement, Démocratie :
changer de paradigme pour résoudre la quadrature du cercle

Global Chance, mai 2011

(encadré = plus d’informations au survol)

Les Dossiers de Global-Chance.org

(sommaire « À découvrir également sur le site de Global Chance »)

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Les Cahiers de Global Chance

(encadré = plus d’informations au survol)

Sans relâche : décrypter, expliquer, proposer...
Les Cahiers de Global Chance, n°38, janvier 2016, 84 pages

Imaginer l’inimaginable ou cultiver son jardin ?
Les Cahiers de Global Chance, n°37, juin 2015, 100 pages

Autour de la transition énergétique : questions et débats d’actualité (suite)
Les Cahiers de Global Chance, n°36, novembre 2014, 68 pages

Autour de la transition énergétique : questions et débats d’actualité
Les Cahiers de Global Chance, n°35, juin 2014, 84 pages

Le casse-tête des matières et déchets nucléaires
Les Cahiers de Global Chance, n°34, novembre 2013, 76 pages

Des questions qui fâchent : contribution au débat national sur la transition énergétique
Les Cahiers de Global Chance, n°33, mars 2013, 116 pages

Voir la liste complète des publications de Global Chance

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Publications de membres de l’association (sélection)

(encadré = plus d’informations au survol)

Sauver la planète sans changer nos pratiques sociales, économiques et politiques ?
Benjamin Dessus, ÉcoRev’, n°43, « L’écologie, le capitalisme et la COP : le bon, la brute et le truand », printemps-été 2016, pp. 104-115

Le président d’EDF fait pression sur l’État
Benjamin Dessus, Le Club Mediapart, jeudi 17 mars 2016

EDF et le nucléaire : l’enfer c’est les autres !
Benjamin Dessus, AlterEcoPlus.fr, vendredi 11 mars 2016

« On sait que même en France un accident nucléaire majeur peut se produire »
Benjamin Dessus (interview), Charlie Hebdo, n°1233, mercredi 9 mars 2016
Propos recueillis par Fabrice Nicolino

Fukushima : ce que parler veut dire
Bernard Laponche, Le Journal de l’Énergie, lundi 7 mars 2016

La folle stratégie d’EDF pour faire échouer la transition énergétique
Benjamin Dessus, Reporterre.net, mardi 1er mars 2016

EDF : la fin de l’État dans l’État ?
Benjamin Dessus, AlterEcoPlus.fr, mercredi 24 février 2016

Nucléaire français : que faire devant la catastrophe économique annoncée ?
Benjamin Dessus, Le Club Mediapart, mercredi 17 février 2016

Irréaliste de respecter les 50% de nucléaire en 2025 ?
Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Le Club Mediapart, lundi 25 janvier 2016

Protéger l’environnement n’est pas une contrainte, mais bien une opportunité
Jean Louis Basdevant, Denis Clerc, Benjamin Dessus, Bernard Laponche, Hervé Le Treut, Georges Mercadal, Michel Mousel et Jacques Testart, AlterEco+, vendredi 22 janvier 2016

L’option nucléaire contre le changement climatique : risques associés, limites et frein aux alternatives
Yves Marignac & Manon Besnard, WISE-Paris, mardi 27 octobre 2015, 24 pages
Rapport commandé par Les Amis de la Terre, la Fondation Heinrich Böll, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Action Climat - France, le Réseau Sortir du Nucléaire et Wise Amsterdam

EPR : les illusions perdues
Benjamin Dessus, Le Club Mediapart, mardi 8 septembre 2015

Nucléaire français : l’impasse industrielle
Le poids du pari industriel nucléaire de la France à l’heure de la transition énergétique
Yves Marignac & Manon Besnard, WISE-Paris, Rapport commandé par Greenpeace France, mardi 23 juin 2015, 72 pages

L’absurdité inscrite au cœur de la loi sur la transition énergétique
Benjamin Dessus, Reporterre.net, lundi 15 juin 2015

L’avenir bouché du nucléaire français
Benjamin Dessus, Alternatives économiques, n°347, juin 2015

Matières et déchets de la production d’électricité d’origine nucléaire
Benjamin Dessus, André Guillemette, Bernard Laponche et Jean-Claude Zerbib, Écologie & politique, 2014/2 (n°49), décembre 2014, p. 143-170

Déchiffrer l’énergie
Benjamin Dessus, Éd. Belin, octobre 2014, 384 pages

Électronucléaire : de la science au politique
Bernard Laponche, Esquisse(s), n°7, « Convictions », automne 2014, pp. 69-80

La transition énergétique : pourquoi, pour qui et comment ?
Benjamin Dessus, Les Possibles, n°3 - printemps 2014, dossier : « L’écologie, nouvel enjeu »

L’échéance des 40 ans pour le parc nucléaire français
Processus de décision, options de renforcement et coûts associés à une éventuelle prolongation d’exploitation au delà de 40 ans des réacteurs d’EDF
Yves Marignac, Wise Paris, 22 février 2014, 171 pages

CIGéo : « Le vrai débat a disparu »
Benjamin Dessus, intervention dans le cadre du « débat contradictoire interactif » organisé en ligne (!) par la CPDP CIGéo le jeudi 11 juillet 2013

La gouvernance de la sûreté nucléaire. Citations et questionnements
Bernard Laponche, Débat national sur la transition énergétique, Note au groupe “Gouvernance” du CNDTE, mercredi 27 mars 2013, 28 pages

Le risque d’accident des centrales nucléaires. Citations et questionnements
Bernard Laponche, Débat national sur la transition énergétique, Note au sous-groupe “scénarios” du groupe d’experts, 26 mars 2013, 41 pages

Transition énergétique et sortie du nucléaire
Bernard Laponche, document de travail, décembre 2012, 20 pages

Nuclear-Free Futur Award 2012 : Yves Marignac lauréat !
Yves Marignac, discours d’acceptation, Heiden (Suisse), samedi 29 septembre 2012

Choix énergétiques : un débat biaisé
Benjamin Dessus, Pour La Science, n°414, avril 2012, pp. 30-35

Sûreté nucléaire en France post-Fukushima
Analyse critique des évaluations complémentaires de sûreté (ECS) menées sur les installations nucléaires françaises après Fukushima.
Arjun Makhijani et Yves Marignac, Rapport d’expertise, lundi 20 février 2012

Manifeste négaWatt : réussir la transition énergétique
Thierry Salomon, Marc Jedliczka et Yves Marignac, Association négaWatt / Éditions Actes Sud, janvier 2012, 376 pages

Nécessités et limites des scénarios énergétiques
Benjamin Dessus, Thierry Salomon, Meike Fink, Stéphane Lhomme et Marie-Christine Gamberini (entretiens), Les Amis de la Terre, jeudi 29 décembre 2011, 29 p.

En finir avec le nucléaire. Pourquoi et comment
Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Édition du Seuil, Collection Sciences, Octobre 2011, 176 pages

Nucléaire : un besoin d’expertise
Benjamin Dessus, entretien publié sur LaLigue.org, le site de la Ligue de l’enseignement, juin 2011

À quand la transition énergétique ?
Bernard Laponche, Libération, vendredi 8 avril 2011

La France à l’abri d’un accident japonais ?
Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Médiapart, dimanche 13 mars 2011

Pour une remise à plat concertée et démocratique de nos modes de vie
Benjamin Dessus, intervention dans le cadre du bicentenaire du corps des Mines, jeudi 23 septembre 2010

Entre silence et mensonge. Le nucléaire, de la raison d’état au recyclage « écologique »
Bernard Laponche, entretien avec Charlotte Nordmann, La Revue internationale des Livres & des idées, n°14, novembre-décembre 2009

Le vieillissement des installations nucléaires : un processus mal maîtrisé et insuffisamment encadré
Yves Marignac, Contrôle (revue bimestrielle d’information de l’Autorité de Sûreté Nucléaire), dossier n°184 : « La poursuite d’exploitation des centrales nucléaires », juillet 2009

Prospective et enjeux énergétiques mondiaux : un nouveau paradigme
Bernard Laponche, document de travail n°59 de l’Agence Française de Développement, janvier 2008, 49 p.

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