UNE EXPERTISE INDÉPENDANTE
DANS LE DÉBAT SUR
LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

À LA UNE
GLOBAL-CHANCE

EDF et le nucléaire : l’enfer c’est les autres !

Fin 2007, dans une euphorie boursière artificiellement dopée par les discours officiels sur l’irrésistible renaissance du nucléaire mondial, le cours de l’action EDF atteignait des sommets. Moins de dix ans plus tard, l’action est au plus bas, la valeur boursière de l’entreprise a été divisée par 9, et son directeur financier démissionne avec fracas pour ne pas cautionner l’aventure d’Hinkley Point. Mais pour le Président d’EDF, repris en boucle par le Gouvernement, les choix stratégiques de l’électricien national ne sont pas en cause : si ça va mal, c’est la faute des autres. Multipliant les arguments contestables, spécieux ou mensongers, EDF paraît n’avoir pour horizon que l’accroissement indéfini de sa production d’électricité et la poursuite de l’exception nucléaire française. Suicidaire pour une entreprise dont les dirigeants semblent guidés par les seules intérêts sectoriels d’une industrie aux abois, cette obstination, outre qu’elle va directement à l’encontre de la notion de service public, est lourde de conséquences potentielles pour la sécurité des Français.


Page publiée en ligne le 6 avril 2016

Sur cette page :
EDF et le nucléaire : l’enfer c’est les autres ! (Benjamin Dessus)
À découvrir également sur le site de Global Chance (Dossiers et publications)

EDF ET LE NUCLÉAIRE : L’ENFER C’EST LES AUTRES !

Benjamin Dessus, AlterEcoPlus.fr, vendredi 11 mars 2016

EDF, ses difficultés financières et le nucléaire font depuis quelques semaines régulièrement la une des journaux. La démission récente de son directeur financier déclenchée par son différend avec le président d’EDF et le gouvernement sur l’opportunité d’investir une bonne vingtaine de milliards d’euros dans la construction de deux EPR sur le site d’Hinkley Point au Royaume-Uni, alors que ceux de Finlande et de Flamanville n’en finissent pas d’essuyer des retards et des surcoûts émeut les marchés : l’action d’EDF a perdu 0,9 euro (8 %) dans la journée du 7 mars à l’annonce de cette démission. Emmanuel Macron a dû monter au créneau dès le 8 mars au matin sur France Inter pour exprimer toute sa confiance dans ce projet et tenter de rassurer les marchés…

Un peu d’histoire

Cette descente aux enfers financiers d’EDF ne date pas d’hier. Remontons dix ans plus tôt, en 2006, quand le gouvernement décide de donner son feu vert à la construction d’un EPR à Flamanville, sans même attendre le lancement du débat que doit organiser la Commission du débat public sur l’opportunité de sa construction… De nombreuses voix se font pourtant entendre pour mettre en garde EDF et les pouvoirs publics contre ce projet. Le numéro 18 des cahiers de Global Chance, « Le réacteur EPR : un projet inutile et dangereux » (*), paru deux ans plus tôt donne bien le ton des critiques et des mises en garde qui seront développées au cours du débat de 2006 : complexité excessive du projet, incertitudes sur la sûreté et la sécurité revendiquées par EDF, doute sur l’intérêt de maintenir deux ingénieries concurrentes sur le nucléaire en France (Areva et EDF), doute sur les perspectives d’exportation d’EPR, affirmation de l’inutilité de moyens de production supplémentaires d’électricité en base pour la France avant 2030, contestation des prévisions de coût du MWh affichées par EDF, etc.

Ces mises en garde, comme celles exprimées par Ségolène Royal lors du débat présidentiel sont bien vite balayées dès l’élection du nouveau président. À la fin de l’année 2007, dans l’euphorie du discours officiel sur l’irrésistible renaissance du nucléaire mondial, le cours de l’action EDF atteint des sommets à plus de 85 € (95€ 2016), une affaire pour l’État qui en possède plus de 85 %. Depuis le cours de l’action a été divisé par 9 et l’état, autant dire nous les citoyens, a perdu près de 160 milliards € 2016, l’équivalent de 7,5 % du PIB (1).

Les six faux arguments d’EDF

Les avatars du nucléaire y seraient-ils pour quelque chose ? Que nenni nous affirme son président, qui avance six – faux – arguments pour sa défense :

1. La faute aux prix du marché

Premier argument repris en boucle par le gouvernement : ce n’est surtout pas la politique d’EDF qu’il faut accuser, c’est la chute des prix de gros sur le marché européen due à la surcapacité de production. On a pourtant bien du mal à imaginer que les exportations massives d’électricité principalement nucléaire auxquelles EDF se livre (70 à plus de 90 TWh ces dernières années, jusqu’ à plus de 15% de sa production) dont elle tire une grande fierté (EDF premier exportateur européen d’électricité) n’ont aucune influence sur le prix de marché de l’électricité. Un peu comme si l’Arabie saoudite après avoir largement desserré ses quotas d’exportation se plaignait de ce que ses concurrents fassent baisser dangereusement le cours du baril…

2. La faute aux subventions aux énergies renouvelables

Second argument : les énergies renouvelables profitent d’une obligation d’achat à des tarifs qui faussent le marché au détriment du nucléaire. C’est oublier un peu vite les subventions explicites ou implicites dont la filière nucléaire a largement bénéficié tout au long de son développement (recherche publique, prêts garantis par l’État, etc.) (2) et dont elle bénéficie toujours (prise en charge par l’État d’un accident majeur éventuel, aléas futurs du démantèlement et du stockage des déchets, etc). Et le président d’EDF d’ajouter : « La question se pose de savoir comment justifier un investissement à temps long dans le nucléaire lorsque les signaux de prix sont bas. Lorsque le marché est déséquilibré, il faut garantir un prix pour le nucléaire comme pour les énergies renouvelables. C’est le choix retenu, à juste titre, par les Britanniques. » (3). Il revendique ainsi pour la mise en place d’EPR (simplifiés ou non) des mesures tarifaires dont la justification pour les renouvelables reposait sur l’acquisition de la maturité technico-économique des filières (4), ce qui laisse un doute sur celle de la filière nucléaire et pose la question de la pertinence de fonder l’avenir électrique du pays sur une filière dont la rentabilité éventuelle suppose une pérennité de politiques de soutien sur 40 ou 50 ans.

3. Le nucléaire, c’est bon pour le climat

Troisième argument : les gaz à effet de serre. C’est vrai que l’électricité nucléaire produit beaucoup moins de CO2 par kWh que l’électricité charbon ou gaz. Mais c’est aussi le cas de l’éolien ou du photovoltaïque et de l’hydraulique qui, quant à elle, vient aujourd’hui au secours du nucléaire aux périodes de pointe. Sans compter les économies d’électricité…

4. Le nucléaire, c’est bon pour le commerce extérieur de la France

Quatrième argument : la France est et doit rester une grande puissance nucléaire à l’exportation. C’est ce qui justifierait aux yeux d’Emmanuel Macron l’opération d’Hinkley Point. Et puis EDF travaille sur un EPR simplifié qui ne saurait manquer d’être très compétitif (5) à la fois vis-à-vis de ses concurrents nucléaires et des autres moyens de production existants ou à construire. Mais cet argument se heurte au constat d’une diminution progressive et importante des coûts des filières renouvelables comme le photovoltaïque et dans une moindre mesure l’éolien, dans un contexte historique de coûts constamment croissants des différents paliers des réacteurs à eau pressurisée (6).

Par ailleurs, il faut bien prendre conscience que la France, même quand elle apparaissait effectivement aux yeux du monde comme incontournable dans la filière nucléaire n’a jamais réussi à développer un véritable marché de ses réacteurs à l’étranger. Pour 58 réacteurs PWR (à eau pressurisée) construits en France depuis une quarantaine d’années, la France a vendu à l’étranger 11 réacteurs (trois en Belgique, deux en Corée du Sud, deux en Afrique du Sud et quatre en Chine). Sans compter qu’EDF se trouve aujourd’hui objectivement en retard par rapport à ses concurrents sur son propre produit EPR ou sur des produits analogues. Si, comme c’est très probable, le premier EPR construit en partenariat à Taïshan en Chine démarre bien avant le réacteur de Flamanville, l’industrie chinoise dont on connaît la compétitivité se trouvera en excellente position vis-à-vis d’EDF sur un marché mondial limité à quelques réacteurs par an. La réalisation en France des éléments les plus importants de nos futurs réacteurs a ainsi bien des chances de nous échapper au profit de l’industrie chinoise.

5. Le nucléaire, c’est compétitif

Cinquième argument : le nucléaire rénové après « Grand carénage », avec un coût prévu de l’ordre de 63 à 70 € par MWh (7) si tout va bien, sera très compétitif en base et restera indispensable pour satisfaire aux besoins d’électricité nationaux qui ne peuvent que croître de façon spectaculaire dans la décennie qui vient. De plus grâce à la modulation de la puissance des réacteurs qu’EDF propose, le nucléaire viendra au secours de l’électricité renouvelable, variable par nature (8) pour l’éolien et le photovoltaïque qu’impose la loi de transition énergétique (40 % en 2030). Mais d’une part la croissance de consommation d’électricité nécessaire à cette stratégie est totalement irréaliste et d’autre part le projet de modulation de la puissance des réacteurs au niveau requis, non sans risques d’accident, conduirait à une augmentation du coût/MWh (9) de 35 %.

6. Le nucléaire assure l’indépendance énergétique

Dernier argument qui va droit au cœur des français : l’indépendance énergétique de la France irremplaçable que nous procurerait la filière nucléaire. Sauf que la totalité de l’uranium qui fait marcher nos centrales est étranger, ce qui réduit d’autant notre indépendance (cf. figure ci-dessous).


Malgré le déploiement du programme nucléaire français, l’indépendance énergétique française n’a cessé de se dégrader, de 25% à la fin des années 1970 à moins de 10% au début des années 2010, comme le montre l’évolution du taux « corrigé » qui tient compte du fait que l’uranium est importé.

La plupart de ces arguments sont donc pour le moins contestables et fragiles puisqu’une bonne part d’entre eux renvoient à la responsabilité des « autres » (pays voisins ou technologies concurrentes) plutôt qu’aux performances propres du nucléaire et d’EDF.

Pas un mot de l’essentiel !

Mais ce qui est de loin le plus surprenant dans le discours d’EDF est le silence complet, sur les questions principales que pose le nucléaire et qui ne sont pas d’abord économiques et financières : l’accident majeur, le devenir des déchets à haute activité et à vie longue (plusieurs centaines de milliers d’années) et les risques de prolifération. Au moment où le Japon commémore le cinquième anniversaire de l’accident majeur de Fukushima est-ce à la Bourse qu’il faut rappeler que les dégâts sont estimés au Japon à au moins 87 milliards d’euros (10) pour être entendus ?

EDF est-il encore un service public ?

EDF joue-t-il son rôle de « service public » et certains ministres leur rôle de gardiens de la sécurité des citoyens en faisant semblant d’ignorer totalement ce risque d’accident majeur alors qu’en réponse à la journaliste qui lui demandait si « In fine, la question n’est-elle pas si, mais quand il y aura un accident majeur en Europe ? », le président de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), Pierre-Franck Chevet, a répondu : « Oui, il y en aura » (11).

EDF joue-t-il son rôle de « service public » (avec le soutien de la ministre de l’Environnement) en affichant clairement son intention de prolongation de la durée de vie de l’ensemble du parc nucléaire actuel sans un mot sur l’aggravation des risques ni sur le fait que cette décision serait en totale contradiction avec la loi sur la transition énergétique ?

EDF joue-t-il son rôle de « service public » en faisant pression avec succès sur la ministre de l’Environnement pour faire « arbitrer » à 25 milliards d’euros un devis proposé par l’ANDRA pour le site de stockage de déchets nucléaires de Bure à 34 milliards d’euros, pourtant considéré comme sous- évalué par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la Cour des comptes ?

EDF joue-t-il son rôle de « service public » en ne proposant comme voie de sortie de la crise qu’il traverse qu’une fuite en avant irréaliste de la consommation d’électricité des français dans le seul espoir de maintenir la prééminence du nucléaire ?

Une entreprise aux abois

Au moment même où l’on attendrait d’EDF la prise en main de la révolution qui s’opère partout du passage de la fourniture d’énergie centralisée à celle de l’échange de services les plus efficaces possibles de l’énergie au niveau local, avec les risques d’« uberisation » marchande qu’elle comporte, ce sont les intérêts sectoriels d’une industrie aux abois qui semblent uniquement guider ses dirigeants.

Comme si le seul horizon possible pour EDF résidait dans l’accroissement indéfini de sa production d’électricité et la poursuite de l’exception nucléaire française. Cette obstination est non seulement suicidaire pour l’entreprise, mais plus grave encore pour la notion de service public et la sécurité des Français.

Benjamin Dessus
Président de Global Chance

(haut de page) (sommaire de la page)

Notes

(1) Même si l’on ne peut accorder qu’une valeur relative à la valeur boursière d’une entreprise dont 85 % des actions sont hors marché.

(2) Cour des comptes, Les coûts de la filière électronucléaire, pp. 39-66, 2012.

(3) « L’électricité est la principale solution au problème du climat », Jean-Bernard Lévy, Le Monde, 18 février 2016.

(4) Et non pas sur l’importance des dépenses d’investissement dans le coût du KWh puisque l’hydraulique n’est pas concernée par ces mesures.

(5) Contrairement à l’EPR de conception actuelle (s’il voit enfin le jour).

(6) Voir « EDF : la fin de l’État dans l’État ? », Benjamin Dessus, AlterEcoPlus.fr, 24 février 2016

(7) Cour des comptes, rapport 2015, p. 124.

(8) Voir « EDF fait de plus en plus varier sa production nucléaire », Véronique Le Billon, Les Échos, 19 février 2016.

(9) Voir « Nucléaire : la combine d’EDF pour sauver son parc », Benjamin Dessus, Le Cercle / Les Échos, 25 février 2016.

(10) Voir « La facture de Fukushima s’alourdit », Marie Linton, Alternatives Économiques, mars 2016.

(11) Voir l’interview de Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire : « Il faut imaginer qu’un accident de type Fukushima puisse survenir en Europe », Libération, 3 mars 2016, ainsi que :

« Fukushima : ce que parler veut dire »
Bernard Laponche, Le Journal de l’Énergie, lundi 7 mars 2016.

Note additionnelle [rédaction de Global-Chance.org]

(*) Le réacteur nucléaire EPR : un projet inutile et dangereux
Les Cahiers de Global Chance, n°18, janvier 2004, 56 pages.

(haut de page) (sommaire de la page)

À DÉCOUVRIR ÉGALEMENT SUR LE SITE DE GLOBAL CHANCE

Énergie, Environnement, Développement, Démocratie :
changer de paradigme pour résoudre la quadrature du cercle

Global Chance, mai 2011

(encadré = plus d’informations au survol)

Les Dossiers de Global-Chance.org

(sommaire « À découvrir également sur le site de Global Chance »)

(haut de page) (sommaire de la page)

Les Cahiers de Global Chance

(encadré = plus d’informations au survol)

Sans relâche : décrypter, expliquer, proposer...
Les Cahiers de Global Chance, n°38, janvier 2016, 84 pages

Imaginer l’inimaginable ou cultiver son jardin ?
Les Cahiers de Global Chance, n°37, juin 2015, 100 pages

Autour de la transition énergétique : questions et débats d’actualité (suite)
Les Cahiers de Global Chance, n°36, novembre 2014, 68 pages

Autour de la transition énergétique : questions et débats d’actualité
Les Cahiers de Global Chance, n°35, juin 2014, 84 pages

Le casse-tête des matières et déchets nucléaires
Les Cahiers de Global Chance, n°34, novembre 2013, 76 pages

Des questions qui fâchent : contribution au débat national sur la transition énergétique
Les Cahiers de Global Chance, n°33, mars 2013, 116 pages

Voir la liste complète des publications de Global Chance

(sommaire « À voir également sur le site de Global Chance »)

(haut de page) (sommaire de la page)

Publications de membres de l’association (sélection)

(encadré = plus d’informations au survol)

Sauver la planète sans changer nos pratiques sociales, économiques et politiques ?
Benjamin Dessus, ÉcoRev’, n°43, « L’écologie, le capitalisme et la COP : le bon, la brute et le truand », printemps-été 2016, pp. 104-115

Le président d’EDF fait pression sur l’État
Benjamin Dessus, Le Club Mediapart, jeudi 17 mars 2016

« On sait que même en France un accident nucléaire majeur peut se produire »
Benjamin Dessus (interview), Charlie Hebdo, n°1233, mercredi 9 mars 2016
Propos recueillis par Fabrice Nicolino

Fukushima : ce que parler veut dire
Bernard Laponche, Le Journal de l’Énergie, lundi 7 mars 2016

La folle stratégie d’EDF pour faire échouer la transition énergétique
Benjamin Dessus, Reporterre.net, mardi 1er mars 2016

EDF : la fin de l’État dans l’État ?
Benjamin Dessus, AlterEcoPlus.fr, mercredi 24 février 2016

Nucléaire français : que faire devant la catastrophe économique annoncée ?
Benjamin Dessus, Le Club Mediapart, mercredi 17 février 2016

Irréaliste de respecter les 50% de nucléaire en 2025 ?
Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Le Club Mediapart, lundi 25 janvier 2016

Protéger l’environnement n’est pas une contrainte, mais bien une opportunité
Jean Louis Basdevant, Denis Clerc, Benjamin Dessus, Bernard Laponche, Hervé Le Treut, Georges Mercadal, Michel Mousel et Jacques Testart, AlterEco+, vendredi 22 janvier 2016

L’option nucléaire contre le changement climatique : risques associés, limites et frein aux alternatives
Yves Marignac & Manon Besnard, WISE-Paris, mardi 27 octobre 2015, 24 pages
Rapport commandé par Les Amis de la Terre, la Fondation Heinrich Böll, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Action Climat - France, le Réseau Sortir du Nucléaire et Wise Amsterdam

Production et gestion des déchets radioactifs des industries électronucléaires
Bernard Laponche, intervention dans le cadre du séminaire international « Les centrales nucléaires : leçons de l’expérience mondiale », Sénat fédéral du Brésil, Brasilia, mardi 27 octobre 2015

Les coûts du nucléaire
Bernard Laponche, intervention dans le cadre du séminaire international « Les centrales nucléaires : leçons de l’expérience mondiale », Sénat fédéral du Brésil, Brasilia, mardi 27 octobre 2015

Les EPR d’Hinkey Point ruineux pour le Royaume-Uni et la France
Benjamin Dessus, Le Club Mediapart, lundi 26 octobre 2015

L’affaire Volkswagen : un défi à la démocratie
Benjamin Dessus, AlterEcoPlus.fr, mardi 29 septembre 2015

EPR : les illusions perdues
Benjamin Dessus, Le Club Mediapart, mardi 8 septembre 2015

Nucléaire français : l’impasse industrielle
Le poids du pari industriel nucléaire de la France à l’heure de la transition énergétique
Yves Marignac & Manon Besnard, WISE-Paris, Rapport commandé par Greenpeace France, mardi 23 juin 2015, 72 pages

L’absurdité inscrite au cœur de la loi sur la transition énergétique
Benjamin Dessus, Reporterre.net, lundi 15 juin 2015

L’avenir bouché du nucléaire français
Benjamin Dessus, Alternatives économiques, n°347, juin 2015

Défauts de fabrication sur la cuve du réacteur EPR de Flamanville-3
Yves Marignac, WISE-Paris Briefing, lundi 13 avril 2015

Matières et déchets de la production d’électricité d’origine nucléaire
Benjamin Dessus, André Guillemette, Bernard Laponche et Jean-Claude Zerbib, Écologie & politique, 2014/2 (n°49), décembre 2014, p. 143-170

Déchiffrer l’énergie
Benjamin Dessus, Éd. Belin, octobre 2014, 384 pages

Électronucléaire : de la science au politique
Bernard Laponche, Esquisse(s), n°7, « Convictions », automne 2014, pp. 69-80

La transition énergétique : pourquoi, pour qui et comment ?
Benjamin Dessus, Les Possibles, n°3 - printemps 2014, dossier : « L’écologie, nouvel enjeu »

L’échéance des 40 ans pour le parc nucléaire français
Processus de décision, options de renforcement et coûts associés à une éventuelle prolongation d’exploitation au delà de 40 ans des réacteurs d’EDF
Yves Marignac, Wise Paris, 22 février 2014, 171 pages

« Il faut renforcer l’idée du long terme dans nos institutions »
Laurence Tubiana (interview), Les débats 2013 du développement durable sur LeMonde.fr, jeudi 14 novembre 2013

Innovation scientifique : la parole aux citoyens !
Jean-Marie Brom, Benjamin Dessus, Bernard Laponche, Monique Sené & Raymond Sené, Libération, mardi 29 octobre 2013

Le double épuisement de nos sociétés industrialisées
Laurence Tubiana et Damien Demailly, Le Cercle/Les Échos, vendredi 12 juillet 2013

CIGéo : « Le vrai débat a disparu »
Benjamin Dessus, intervention dans le cadre du « débat contradictoire interactif » organisé en ligne (!) par la CPDP CIGéo le jeudi 11 juillet 2013

La transition énergétique est une nécessité
Laurence Tubiana, Le Monde, samedi 22 juin 2013

Déchets nucléaire – Bure : Projet CIGéo et avis ASN
Bernard Laponche & Bertrand Thuillier, Contribution au débat public CIGéo, jeudi 13 juin 2013

Le tournant énergétique allemand : état des lieux et idées pour le débat français
Andreas Rüdinger, in « Atome Crochus #2 », Réseau Sortir du Nucléaire, mardi 16 avril 2013

La gouvernance de la sûreté nucléaire. Citations et questionnements
Bernard Laponche, Débat national sur la transition énergétique, Note au groupe “Gouvernance” du CNDTE, mercredi 27 mars 2013, 28 pages

Le risque d’accident des centrales nucléaires. Citations et questionnements
Bernard Laponche, Débat national sur la transition énergétique, Note au sous-groupe “scénarios” du groupe d’experts, 26 mars 2013, 41 pages

Transition énergétique et sortie du nucléaire
Bernard Laponche, document de travail, décembre 2012, 20 pages

Nuclear-Free Futur Award 2012 : Yves Marignac lauréat !
Yves Marignac, discours d’acceptation, Heiden (Suisse), samedi 29 septembre 2012

Choix énergétiques : un débat biaisé
Benjamin Dessus, Pour La Science, n°414, avril 2012, pp. 30-35

Sûreté nucléaire en France post-Fukushima
Analyse critique des évaluations complémentaires de sûreté (ECS) menées sur les installations nucléaires françaises après Fukushima.
Arjun Makhijani et Yves Marignac, Rapport d’expertise, lundi 20 février 2012

« Les intérêts d’EDF vont contre l’intérêt général »
Yves Marignac (interview), Médiapart, lundi 6 février 2012

La France peut-elle sortir du nucléaire ?
Benjamin Dessus & Alain Grandjean (entretien), Alternatives Économiques Poche, n°54, « L’énergie autrement », février 2012

La France du nucléaire... dépendante du pétrole
Hélène Gassin et Christophe Porquier, Médiapart, samedi 28 janvier 2012

Manifeste négaWatt : réussir la transition énergétique
Thierry Salomon, Marc Jedliczka et Yves Marignac, Association négaWatt / Éditions Actes Sud, janvier 2012, 376 pages

N’en déplaise à M. Proglio, la sortie progressive du nucléaire créera des emplois
Denis Baupin et Hélène Gassin, Mediapart, mercredi 9 novembre 2011

« Le nucléaire assure l’indépendance énergétique de la France » : vraiment ?
Hélène Gassin et Arnaud Gossement, Ecolosphere.net, mercredi 23 mars 2011

La France à l’abri d’un accident japonais ?
Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Médiapart, dimanche 13 mars 2011

Nucléaire : reconnaissez l’erreur
Hélène Gassin, Jean-Philippe Magnen et Matthieu Orphelin, Médiapart, dimanche 13 mars 2011

Démanteler, seul avenir pour la filière nucléaire
Denis Baupin, Hélène Gassin et Bernard Laponche, Mediapart, vendredi 11 juin 2010

Pour une remise à plat concertée et démocratique de nos modes de vie
Benjamin Dessus, intervention dans le cadre du bicentenaire du corps des Mines, jeudi 23 septembre 2010

Politiques de maîtrise de la demande d’énergie et résistances au changement. Une approche socio-anthropologique
Marie-Christine Zelem, Éditions L’Harmattan, mars 2010

Entre silence et mensonge. Le nucléaire, de la raison d’état au recyclage « écologique »
Bernard Laponche, entretien avec Charlotte Nordmann, La Revue internationale des Livres & des idées, n°14, novembre-décembre 2009

Le vieillissement des installations nucléaires : un processus mal maîtrisé et insuffisamment encadré
Yves Marignac, Contrôle (revue bimestrielle d’information de l’Autorité de Sûreté Nucléaire), dossier n°184 : « La poursuite d’exploitation des centrales nucléaires », juillet 2009

Prospective et enjeux énergétiques mondiaux : un nouveau paradigme
Bernard Laponche, document de travail n°59 de l’Agence Française de Développement, janvier 2008, 49 p.

« Système électrique : nous ne pouvons pas être à la fois pompiers et pyromanes »
Pierre Radanne, audition par la MIC du Sénat sur la sécurité d’approvisionnement électrique de la France et les moyens de la préserver, jeudi 8 février 2007

(sommaire « À voir également sur le site de Global Chance »)

(haut de page) (sommaire de la page)

LES ESSENTIELS
réalisé par PixelsMill >